Archive pour février 2009
| Non classé | | Publié par : Bertrand Gaudillere 27/02/2009 |
Des images ils en voient, parfois ils en font, rarement ils en parlent.
A la maternelle Painlevé de Lyon, dans la classe de grande section, le temps d’une classe à PAC (Projet Artistique et Culturel), ils en ont vu, en allant visiter l’exposition Depardon. Ils en ont parlé, en se demandant comment le photographe avait construit ses images. Et ils en ont fait, en apprenant ce qu’était un plan large, un plan moyen et un gros plan.
Ils ont entendu que l’image avait un sens, qu’elle était un langage, et qu’elle exprimait un point de vue. Ils ont aussi appris que l’image ne sortait pas de nulle part, ni d’une rose, ni d’un choux, mais était bien souvent l’œuvre d’un photographe.
Ça s’appelle l’éducation à l’image !
Certes, cela demande du temps, (un peu), de la motivation (beaucoup) et des moyens (suffisamment), mais à terme cela pourrait leur éviter de rester coi face à une information qu’ils ne sauraient comprendre, et peut être même d’envisager l’image ailleurs qu’à la simple fonction d’illustration !
De là à penser que ce soit nécessaire ou salvateur… On m’accuserait d’être juge et partie. Il n’empêche que l’on peut sérieusement se poser la question de savoir pourquoi ce type d’enseignement demeure confidentiel.
« Je suis inquiet de voir que l’on de donne pas aux enfants les moyens de décrypter les images qu’ils regardent, avec lesquelles ils jouent pourtant déjà bien mieux que nous au même âge. Je crains que devenues leurres, les images ne dissimulent la matérialité du monde, qui est sa forme de « vérité » si tant est que puisse exister une vérité » écrivait Christian Caujolle dans un « avertissement » qui ouvre le livre « circonstances particulières »
L’éducation à l’image, qu’elle s’inscrive dans le cadre scolaire, ou qu’elle en sorte, est un vecteur essentiel à la compréhension de l’iconographie actuelle et de ses enjeux : savoir comprendre, les représentions, les icônes et les clichés , savoir les distinguer, les lire et leur donner un sens.
Avoir ces quelques clefs ne permet certainement pas de s’ouvrir toutes grandes les portes de l’image, mais c’est un bon premier pas pour ne plus les subir puisqu’on ne peut les ignorer tant elles sont désormais un élément constitutif de notre environnement.
L’image est partout, c’est un poncif que de le dire, et pourtant on entretient la culture de l’ignorance à son égard. « Le monde en image est façonné selon les intérêts de ceux qui sont les propriétaires de la presse : l’industrie, la finance et les gouvernements » écrivait Gisèle Freund dans Photographie et Société, « c’est un puissant moyen de propagande et de manipulation » rappelait elle également. Voilà peut être pourquoi l’éducation à l’image au sein de l’école, malgré un discours mâtiné d’autant de bonnes intentions que les pavés de l’enfer, demeure-t-elle, l’apanage de bonnes volontés. Pour mettre en place leurs actions , ils devront savoir faire face à la vacuité des dispositifs de soutien tant d’un point de vue pédagogique que financier…même si une « actualité pédagogique » du ministère de l’éducation nationale datée de janvier 2009 rappelle que « L’éducation à l’image, au cinéma et à l’audiovisuel contribue à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences que chaque élève doit acquérir. Elle permet la maîtrise des langages. Elle participe à la culture humaniste. Elle favorise l’accès à des œuvres patrimoniales et contemporaines. Elle développe aussi l’autonomie et l’initiative des élèves »
Ça ne coûte rien de le dire, et.on imagine aisément que la suppression annoncée de onze mille postes dans l’éducation facilitera l’accès à cette culture humaniste dont il est question !
Éduquer à l’image demande des moyens et une volonté politique. Or aujourd’hui, sa pratique repose sur le volontarisme de quelques individus et non sur un projet global cohérent. La somme des actions menées ne concerne qu’un nombre restreint d’élèves alors qu’elles devraient en toucher la majorité.
Ce n’est pas brillant, mais on ne peut que saluer ces initiatives, les encourager, et parfois même les soutenir en nous mettant à leur service.
Images réalisées pendant une classe à PAC de la maternelle Painlevé à Lyon.
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Besson pousse à la dénonciation des passeurs par les sans-papiers.
« Le Monde » a déjà monté les guillotines…
C’est la première sortie du nouveau ministre de l’immigration et de l’identité nationale. Après avoir assuré que le nombre d’expulsés serait stable cette année - 27 000 -, Besson a signé une circulaire promettant des papiers à ceux qui dénoncent leur passeur. Une mesure « spectaculairement inefficace » pour France Terre d’Asile. Une « prime à la délation » pour SOS Racisme, l’officine bon teint du Parti socialiste, qui semble avoir découvert cette année qu’expulser 30 000 personnes par an est un acte d’une violence sournoise inouïe.
L’annonce des titres de séjour provisoires (six mois) fait suite à un voyage médiatique d’Éric Besson à Calais, où près de 700 candidats tentent de passer sous un camion vers la Grande-Bretagne. Dans ma ville de Dunkerque, entre 100 et 300 Afghans, Kurdes, Palestiniens, Iraniens et Érythréens ont quitté leur pays, le plus souvent à pied, pour espérer rejoindre la Grande-Bretagne, où la législation du travail et des papiers est plus souple. Ils ont payé des « passeurs » au départ (les sommes varient de 5 000 à 20 000 euros…) et attendent désespérément, certains depuis plusieurs années, que ceux-ci les escortent dans un camion et leur fasse passer la Manche.
Dans le Nord Pas-de-Calais, la grande majorité de ce que Besson appelle des « passeurs » sont en fait des candidats ou d’anciens candidats, mués en maillon de la filière par l’appât du gain après plusieurs mois, voire des années de végétation. Ils dorment dans les mêmes squats que les candidats, et à part un peu d’argent, un lecteur MP3 ou une position hiérarchique supérieure, ce ne sont pas eux, les vrais bandits internationaux planqués derrière les vitres teintées des Mercedes insolentes. Eux ne font qu’ouvrir les portes du camion, ou escorter des groupes de candidats pour quelques piécettes, avant de regagner les campements, régulièrement « nettoyés » par la Police aux Frontières. Ce sont eux qui finissent dans les geôles nordistes (une centaine actuellement), parfois dans les centres de rétention et en page « Justice » des journaux locaux.
À force de ne pas être questionnée, la propagande sarkozyste de lutte contre l’immigration clandestine a fini par faire l’unanimité. C’est Robert Solé, un « grand » journaliste, qui l’écrit, dans « Le Monde » du 6 février : « On leur demande en somme de livrer à la police les réseaux dont ils ont été, à la fois, les bénéficiaires et les victimes. Cela conduit SOS Racisme à … dénoncer “une prime à la délation”. Nous obligeant, du fait même, à dénoncer une faute de français : la délation est une dénonciation inspirée par la vengeance, la jalousie ou la cupidité. Rien de tel ici. L’initiative d’Éric Besson part d’une bonne intention. Les passeurs mériteraient d’être pendus haut et court. »
« Haut et court » ? La petite phrase est révélatrice. Alors osons l’impensable et osons écrire que « les passeurs » ne sont peut-être pas les êtres les plus méprisables au regard de ce drame quotidien que représente la vie clandestine. Osons écrire qu’ils ne sont peut-être pas les plus « pendables » mais qu’au nombre des êtres les plus méprisables et, pour le coup, bien plus responsables que ces quelques opportunistes appâtés par le gain, on pourrait inclure les dirigeants de la plupart des gouvernements occidentaux (ceux de 25 des 27 pays de l’UE engagés en Afghanistan) et ceux des institutions financières internationales qui, par leur volonté d’imposer partout les règles du libre-échange et du capitalisme financier - règles quelque peu ébranlées en ces temps de « crise », quoique justifiées urbi et orbi par les chiens de garde - poussent des millions de jeunes gens (Kurdes, Pachtouns, Iraniens, Palestiniens, Africains…) à quitter leur pays natal pour espérer sauver leur destin dans un pays démocratique, riche, et soi-disant égalitaire.
Il ne s’agit pas d’affirmer que les passeurs sont des êtres purs et insoupçonnables, dénués de responsabilité dans le calvaire que vivent les sans-papiers en France. Il s’agit simplement de dire qu’au lieu de désigner les « passeurs », une conséquence et non une cause de cette nécessité de fuir son pays, on pourrait au contraire désigner comme « responsables » les dirigeants des gouvernements de va-t-en-guerre qui, de l’Irak à l’Afghanistan, de la Palestine au Caucase, poussent chaque année des milliers de jeunes gens à devenir des « sans-papiers ». Ces mêmes « clandestins » sur lesquels la presse aime tant verser ses larmes compassionnelles. En Europe, les murs sont de plus en plus hauts tandis que la responsabilité, directe ou indirecte (en justice, le silence fait parfois foi de complicité) des gouvernements bellicistes d’Europe n’est jamais reliée avec la présence, sur les territoires européens, des victimes de ces conflits que l’Occident a engagés « pour la liberté et les droits de l’homme ».
En France, les victimes collatérales du conflit afghan ou irakien - les migrants qui ont réussi à quitter le pays et qui séjournent en France pour passer dans l’eldorado anglais - sont au mieux tolérés, mais le plus souvent sur-contrôlés, réprimés, humiliés, incarcérés, marqués au feutre rouge, voire gazés, comme l’ont affirmé plusieurs afghans début février au square Villemin, dans le Xème arrondissement de Paris .
On entend rarement les chiffres des victimes de la guerre en Afghanistan (1). En Afghanistan, quelques jours après la mort de dix soldats français dans la vallée d’Uzbeen, en août 2008, les forces françaises se sont vengées, en envoyant sur un village proche de l’« embuscade », quatre missiles Milan. Selon l’agence de presse indépendante afghane Pahjwok, plusieurs centaines de civils ont trouvé la mort durant ces représailles. En parlant de ces victimes civiles, le colonel Rumi Nielson-Green, porte-parole de la coalition dira : « Je ne suis pas certain qu’ils étaient directement impliqués dans l’attaque contre les Français. Ca n’a aucune importance. Ils étaient certainement au moins complices.» (2)
On pourrait également ajouter à cette liste de « passeurs de mensonges » les producteurs et animateurs de télévision par lesquels le mythe de l’Occident est quotidiennement requinqué, rénové et remis en scène par le biais des écrans du monde entier, auxquels ont accès les migrants avant de prendre la route. Dans l’espoir de prendre, eux aussi, leur part du gâteau et de toucher du bout des doigts l’«eldorado». À la question « qui sont les passeurs », on pourrait également répondre (sans toutefois avoir pu le prouver, car c’est l’omerta) : la corruption des douaniers, des agents de police et des camionneurs aux points de passage entre la France et la Grande-Bretagne, la Grèce et l’Italie, la Turquie et la Grèce… Les passages de la Manche se paient de 1000 à 5000 euros. Tous les candidats finissent par passer, disent les bénévoles humanitaires. Où va cet argent ?
On ne lira ni dans « Le Monde » ni ailleurs que « Sarkozy mérite d’être pendu haut et court » car ce dirigeant, comme d’autres (3) augmente continuellement son contingent de soldats auprès de la mission de l’armée américaine et de l’Otan en Afghanistan - plus de 4000 soldats français en janvier. Il contribue à détruire un pays fertile, riche, qui manque aujourd’hui cruellement de routes, d’écoles et de stabilité. Sarkozy, Aznar, Obama, Merkel, qui préfèrent les bombes aux manuels scolaires, participent de la fuite de milliers d’Afghans qui se retrouvent coincés dans les ports de Grèce, les faubourgs des villes de Hongrie, les dunes et les ports du nord de la France. C’est à eux qu’Éric Besson, nouveau - et fier - ministre de l’immigration et de l’identité nationale promet aujourd’hui « des papiers provisoires s’ils dénoncent leur passeur ».
Les victimes civiles pourront envoyer leurs feuilles de soin au « Monde ».
Julien Brygo
1.Entre 2006 et 2007, le nombre de victimes civiles des bombardements américains et de l’Otan a triplé, a dénoncé en septembre 2008 l’ONG Human Rights Watch. En 2007, près de 321 personnes (sur les 1633 victimes civiles de la guerre en Afghanistan) ont trouvé la mort lors de raids aériens contre 116 en 2006. En 2008, au moins 6 500 personnes avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit, a dénoncé Amnesty International, qui n’hésite pas à parler d’« homicides de civils » perpétrés par la coalition internationale.(http://www.unhcr.org/refworld/country,,AMNESTY,,AFG,4562d8cf2,4842722f0,0.html)
2. « Afghanistan : les morts de la vallée d’Uzbeen », « Le Nouvel Observateur », 28 août 2008.
3. L’ISAF compte 50 000 soldats, déployés par 37 pays. 25 des 27 pays de l’Union européenne sont présents en Afghanistan. 36 000 soldats américains sont présents en Afghanistan et leur nombre est appelé à augmenter sensiblement cette année, par la volonté du nouveau président américain.
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 06/02/2009 |
13 morts et 60 blessés israéliens, 1330 morts et 5450 blessés palestiniens plus tard, après seulement 22 jours qu’a duré l’opération Plomb Durci (du 27 décembre 2008 au 14 janvier 2009), on se retrouve « presque » exactement au même point. Les rancœurs à l’égard Israël se sont transformées soit en dégoût de ce gouvernement va-t’en-guerre, ou pire en haines s’enkystant au plus profond de l’âme et du cœur de millions de personnes de part le monde. Cette haine étant même dirigée vers les israéliens eux-mêmes qui ont soutenu à plus de 90% cette opération.
Israël a dépassé des limites qui semblaient déjà depuis longtemps aux frontières de l’inacceptable. Israël semble perdre la guerre la plus importante auprès d’une majorité de gens dans le monde : la guerre idéologique.
Pendant cette période, je travaillais au Liban. Je suis allé au cœur des manifestations organisées par le Hezbollah, ce parti libanais islamique, dans la banlieue sud de Beyrouth, dévastée par Tsahal à l’été 2006. L’objectif de la guerre de 2006 était de détruire le Hezbollah. Or on sait qu’il en est ressorti beaucoup plus fort politiquement. L’une des erreurs des décideurs israéliens en frappant si violemment et si inhumainement des zones habitées par des civils en pensant toucher profondément ce parti, voire le détruire, résidait de toute évidence dans la méconnaissance de la nature même de ce mouvement. Ou bien le cynisme le plus froid était aux commandes et je ne comprends alors honnêtement plus les objectifs recherchés pour la soi-disant sécurité d’Israël. Et il semblerait que les mêmes erreurs d’analyse se soient reproduites concernant la guerre contre le Hamas. Ce sont des mouvements islamiques profondément populaires, qualifiés de Résistance (c’est aussi une question subjective de point de vue) par leurs propres peuples au-delà même de toutes les critiques légitimes ou non que ces organisations suscitent au sein de la population. S’attaquer au Hezbollah, c’est s’attaquer à des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Bien sûr il y a un leadership politique, religieux, militaire et idéologique très puissant, incarné par Hassan Nasrallah (mais il n’est pas seul !), néanmoins je pense qu’il est faux et illusoire de penser qu’en ayant recours à la seule force disproportionnée des armes de Tsahal, ce mouvement en viendrait à disparaître, et par là-même ce risque pour la sécurité d’Israël. Afin de mieux illustrer et éventuellement comprendre ce phénomène : le Liban est un petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, le Hezbollah a déjà été capable de mobiliser entre 500000 et 1 million de personnes dans les rues ! Que représente à côté la marche sur Washington de 600000 personnes pour les Civil Rights Movements sur une population totale proche alors des 200 millions d’habitants ?!… Cela donne une échelle de ce que représente le Hezbollah au Liban.
J’ai été très impressionné par ces protestations massives, certes orchestrées magistralement, mais réellement populaires dans toutes les acceptions du terme. Il y avait autant de femmes que d’hommes, de tous âges. Le Hezbollah a autant de visages que ces foules en ont. A travers ces photographies, je voudrais montrer son essence profondément populaire et tansgénérationnelle. On ne peut le réduire à une masse fanatisée dénuée de tout jugement critique quelle que soit sa très forte empreinte idéologique. Je vous le garantis, cette guerre de 22 jours, donc encore une fois le choix de la violence, a encore renforcé le Parti de Dieu…
Texte et photos : Franck Boutonnet
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 03/02/2009 |
Cuba donne ce sentiment troublant de voyager dans le temps. Les gens, les attitudes, les paysages, semblent définitivement figés à une époque pour nous révolue, reléguée au mieux dans les livres d’histoire, au pire dans la mémoire d’Anciens qu’on ne prend plus le temps d’écouter.
Cuba a fêté les 50 ans de la Révolution. Le 1er janvier 1959, Fidel Castro et Ernesto «Che » Guevara renversaient la dictature de Batista et inauguraient 50 années synonymes de règne castriste absolu, d’une dictature communiste restreignant des libertés fondamentales : liberté d’expression, liberté d’association syndicale et politique, liberté de voyager, …. Mais aussi 50 ans d’un régime qui a appliqué un certain nombre de programmes socialistes dans de nombreux domaines : éducation, santé, formation, avec de réels progrès, parfois fulgurants à l’échelle de quelques décennies.
A travers ces polaroids j’ai choisi de montrer un Cuba intemporel, pour le meilleur ou pour le pire, à chacun de choisir, comme des fragments d’une histoire ancienne et actuelle, d’un imaginaire commun mais réaliste.
Texte et photos : Franck Boutonnet
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 03/02/2009 |
En 2007, dans le cadre du projet collectif « Etre Homo », je rencontrai Edwin et Robert, parents de deux magnifiques enfants nés en 2006. Je passai quelques jours avec eux à Paris afin de documenter leur vie quotidienne de parents.
De cette rencontre, forte, est née l’envie de continuer de documenter leur histoire familiale. L’idée est simple : suivre le plus longtemps possible cette vie familiale en m’immergeant régulièrement dans leur quotidien. Pourquoi ? Et bien avant tout pour les enfants, qu’ils puissent, quand ils auront l’âge de le faire, comprendre d’où ils viennent, et puis montrer tout l’amour qu’ils reçoivent. Il y a un adage américain qui dit : « Love makes a family », j’y souscris et souhaite le partager à travers ces images.
En tant que photographe, s’engager dans un tel projet est excitant : se donner les moyens de prendre le temps, de s’engager sur le très long terme, d’approfondir des relations humaines qui se mettent en place à leur rythme, bref se détacher des contingences habituelles inhérentes au travail de photographe que l’on nous impose mais que nous acceptons également !
Texte et photos : Franck Boutonnet
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