Archive pour la catégorie ‘En Images’

RUSLAND 1.5

En Images Publié par : Marc Bonneville   25/11/2009
070226-4341-holi
070226-4292-307-holi
ihs128_02
070226-4317-18-holi
093
094
095
131
132
134
135
070305-5163-holi
ihs122_02
ihs124_02
mankoa_0911_-6776
mankoa_0911_-6787
mankoa_0911_-6798
mankoa_0911_-6802
mankoa_0911_-6804
mankoa_0911_-6807
mankoa_0911_-6815
1 / 21

C’est l’automne depuis trop longtemps déjà, à Moscou. Froid, gris, mouillé. Comme d’habitude. Loin de Sarcelles.

Quel rapport?

Xavier Zimbardo.

Citoyen de Sarcelles, de passage à Moscou, où il revient régulièrement, travaillant à son prochain livre. L’occasion de paraître, dans les murs de « l’Akadémie de Photographie Classique » et de présenter son travail de photographe, parler de la couleur, du mouvement, de politique, des femmes, de manger un sandwich avec une bière, d’exécuter quelques pas de danse. Un mélange d’éclectismes interactifs, dont l’une des conséquences serait la preuve de correspondances entre l’Inde de Holi et les night-clubs moscovites?

Xavier Zimbardo est membre de l’agence RAPHO, membre et administrateur de l’UPC, directeur de Photsoc, festival de photographie sociale à Sarcelles et, auteur de nombreux ouvrages monographiques

images : Xavier Zimbardo, Alex ManKo



0 commentaire     laisser un commentaire

RUSLAND 1.4

En Images Publié par : Marc Bonneville   22/10/2009
161b
sophie002
sophie003
sophie004
sophie005
sophie006
1 / 6

Un clin d’œil au post de Bertrand Gaudillère du mois de février sur l’éducation à l’image. Loin de Painlevé, l’école maternelle 161 à Moscou, et l’exercice revisité à l’ère du tout numérique, de la photo de classe.

En images.



0 commentaire     laisser un commentaire

RUSLAND 1.3

En Images Publié par : Marc Bonneville   01/09/2009
forbes001
1 / 1

Forbes. Dans la lignée du Gardian. Dans une logique très anglo-saxone. Oui, mais loin des WASP, ici en Russie. Sur le marché depuis plus de 5 ans. Dans le soucis de permettre aux photographes qui travaillent pour le magazine de surmonter la crise, il lance un nouveau bisesness plan.

Les contrats ont tous été revus à la hausse. Si il y a peu, tout photographe qui travaillait sur commande pour le magazine cédait des droits non exclusifs, pour une publication unique, la situation évolue. Sans qu’aucune corrélation puisse être établie avec le lancement prochain d’une version online du magazine, les nouveaux contrats prévoient une cession de droit non exclusive pour une durée de …49 ans, dans un pays ou l’espérance de vie des hommes ne dépasse pas 55 ans! Si je travaillais pour forbes aujourd’hui, je toucherais à nouveau des droits en 2058, à 96 ans.

Le magazine Forbes est une publication en Russie du groupe de presse allemand Axel Springer, tout comme Newsweek, OK! et Computer Bild.



0 commentaire     laisser un commentaire

RUSLAND 1.2

En Images Publié par : Marc Bonneville   24/08/2009
bom_2009_138_15
bom_2009_138_23
banner_small
yiser-3
all-68
all-47
yoanka-13
img_2804
yabo-8
1 / 9

Je vous parlais d’elle dans mon post précédent, Ira Popova expose. Cuba. A Moscou, dans un souterrain, le club-bar «Подмосковье». Après Beslan, la Géorgie, la Biélorussie…, elle part à Cuba pour travailler sur les derniers révolutionnaires et revient avec des femmes, des images de femmes. Deux cents femmes, jeunes, vieilles, pauvres,nettes, floues, cadrées, ou non, pixelisées…Une anarchie du sens qui demande à être simultanément développée et canalisée. Un talent qui demande à murir.

Ira Popova est étudiante à l’école de photographie Rodchenko, l’expo ««Куба рядом» est visible jusqu’au 19 septembre,club-bar «Подмосковье» , pour ceux qui feraient le voyage.



0 commentaire     laisser un commentaire

RUSLAND 1.1

En Images Publié par : Marc Bonneville   22/07/2009

Du 11 au 14 juin, dans le cadre du festival « Pustyie Kholmy », littéralement les « collines vides » j’encadrais un groupe de 6 jeunes photographes russes. A 300 km de Moscou, sous la pluie et la tente, avec du retard, un Woodstock à la slave où se retrouvaient cette année 50 à 60 000 personnes.

Je vous livre le travail de 3 d’entre eux, les autres ont disparus dans les brumes. La demande était simple : construire une série formellement cohérente dans le cadre du festival.

Si je souhaite vous conter cette rencontre, ce n’est pas tant pour vous montrer ces images, mais pour introduire la jeune photographie documentaire russe. Hyperactive, désorganisée, livrée à elle même. Elle essaie, les pieds dans la boue, à l’image de mes tout jeunes élèves sur le festival. Aidée par quelques photographes russes reconnus comme Serguei Maximishin ou Igor Mukhin, par Olga Sviblova et l’école de photographie Rodchenko fondée il y a tout juste 2 ans. Elle essaie avec une énergie incroyable, à l’image de Irina Popova, jeune étudiante en première année, qui a déjà à son actif plusieurs expositions personnelles, donne des conférences sur son travail, s’engueule avec son professeur principal mais ne se considère pas cependant, à l’inverse de certains jeunes collègues comme arrivée parce qu’elle a une toute jeune notoriété et visibilité.

Après la chute du communisme et 2 crises majeures, dans un pays qui a pour tradition d’attendre les oukases avant d’agir, peut-être une génération autonome, enfin capable de décider en assumant sa subjectivité?



0 commentaire     laisser un commentaire

Pride ?

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   23/06/2009
01bg0906_2537
02bg0906_2541
03bg0906_2553
04bg0906_2567
05bg0906_2557
06bg0906_2565
07bg0906_2605
08bg0906_2615
1 / 8

Mascarade et mauvais goût pour certains, engagement pour d’autres,  rassemblement festif ou acte de mémoire, la gay pride n’a pas le même sens pour tous ceux qui composent le cortège ou le regardent passer.  Diverses significations pour un même événement, mais une seule revendication : l’égalité.
Car si la France fait partie de cette vingtaine de pays qui reconnaissent l’existence de l’homosexualité et des droits  des personnes homosexuelles, en interdisant la discrimination ou en instaurant des partenariats ouverts aux personnes de même sexe, il n’en demeure pas moins que des inégalités « légales » subsistent.
Au regard des quatre vingt dix pays qui condamnent et interdisent l’homosexualité, la situation de la communauté LGBT française est confortable, mais est-ce pour autant qu’elle ne doit plus militer, se taire et accepter ?
Pour qu’aujourd’hui il soit possible de faire ces images dans les rues de Lyon, il  a fallu des années de mobilisation !

Ils étaient 10 000 selon les organisateurs, 7000 selon la police à défiler ce samedi 20 juin 2009 avec pour mot d’ordre : Pour la Transidentité, contre la Transphobie !



0 commentaire     laisser un commentaire

Guinée : une transition de plus ?

En Images Publié par : Julien Brygo   21/04/2009
jb_postcndd0209_1
jb_postcndd0209_2
jb_postcndd0209_3
jb_postcndd0209_4
jb_postcndd0209_5
jb_postcndd0209_6
jb_postcndd0209_7
jb_postcndd0209_8
1 / 8

Guinée : un transition de plus ?

La presse européenne avait prévu le coup d’État. Sanglant et chaotique. Ce ne fut qu’« occupation d’une place vacante dans une situation de déliquescence généralisée de l’État et des institutions républicaines. L’armée n’a pas fait de coup d’État en Guinée », rétorque la junte militaro-civile sur de grandes bannières accrochées sur le Palais du Peuple, à Conakry.

Depuis la mort de son second président, le 23 décembre dernier, la Guinée, première colonie française d’Afrique noire à arracher son indépendance, en 1958, vit une période cruciale de sa jeune histoire. Une junte militaire, qui s’est depuis ouverte aux civils, a pris le pouvoir, sans effusion de sang, avec à sa tête un illustre inconnu, fils de paysan de Guinée forestière. Le capitaine Moussa Dadis Camara ne cesse de répéter ses intentions : « nettoyer le pays » (des trafiquants de drogue, des bandits économiques, des malfaiteurs en tous genres, des sociétés qui jouissent des largesses des dessous de table) et préparer des élections, fin 2009. Il a jadis promis de ne pas s’y présenter, mais, au vu de sa popularité, il se tâte (1). Avec ou sans Dadis comme candidat, elles seront forcément « libres et démocratiques »

La Communauté internationale (encore elle) a condamné par principe le Coup d’État. Par « principe » ? C’est suivant cette même logique qu’elle a soutenu le régime de Lansana Conté pendant 24 ans et celui de Sékou Touré pendant de nombreuses années. En amorçant dans les années 70 la réconciliation diplomatique, il fallait cautionner le régime Touré et son funeste camp Boiro (près de 50 000 meurtres politiques). Mais les « principes » de la communauté internationale sont davantage régis par la logique économique. Au-delà de la simple prise du pouvoir par la force par le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la Communauté internationale, France en tête, cherche avant tout à s’indigner du blocage des dossiers économiques, comme l’appel d’offre du port de Conakry et de la re-négociation des contrats miniers. La corruption est également, évidemment, dans le collimateur des grands pays (qui en ont pourtant bénéficié à différents niveaux).

Pour le peuple guinéen, les problèmes sont concrets, au quotidien : coupures d’électricité, manque d’eau, chômage, corruption banalisée, contrôles abusifs des hommes en uniforme… Aux dires de beaucoup de Guinéens, « un vent nouveau souffle » depuis la prise de pouvoir par le CNDD, le 23 décembre 2008. Ce jeune pays vit une période capitale de son histoire. Une transition à l’issue de laquelle pourra éclore le meilleur… comme le pire.

C’est dans ce contexte que se tiennent dans tout le pays des « marches de soutien » au CNDD.

Je suis allé à Fria, ville-symbole des rapports franco-guinéens. Le groupe Pechiney y avait construit, juste avant le « non! » de Sékou Touré à la proposition de Communauté française du général de Gaulle, la première usine d’alumine en terre africaine. Aujourd’hui, l’usine est aux mains des Russes, dont les méthodes de management sont bien loin du paternalisme français. Entre les Friaka et les Russes, la tension est palpable. Dans cette ville-usine,  le 2 mars dernier, plusieurs milliers de manifestants défileront : écoliers, ouvriers, sous-traitants, membres du club de karaté, femmes d’employés, chauffeurs de taxi… Toute la ville descendra pour soutenir le nouvel homme fort de la Guinée, que les habitants nomment d’ores et déjà « chef de l’État ».

J’ai voulu voir le « messie », comme tout le monde. C’est quelques jours plus tard, à l’université de Sonfonia, à Conakry, que j’ai vu ce nouveau « Moïse » de la Guinée, que certains comparent déjà à un Thomas Sankara. Lui cite Obama. Les vendeurs de badges et de T-shirts sont ravis.

Restaurer la dignité du peuple de Guinée : tel est le mot d’ordre du nouvel chef.

D’où, l’adhésion massive à ce militaire, qui représente pourtant tout ce que le peuple de Guinée déteste : les coups de force, les armes et l’uniforme.

Je laisse le dernier mot à Kamara Baldé Kourouma, syndicaliste à l’usine de Fria : « Les dégâts que le régime militaire de Conté a causés, il faut un militaire pour les démystifier. Certes le président parle beaucoup et rassure la population mais les Guinéens attendent des actes, en particulier pour restaurer l’autorité de l’État. Tout est lié : le pays ne peut pas avancer si le narco-trafic, la corruption ou le banditisme ne sont pas éradiqués. La bête noire de l’économie, c’est la corruption. Il faut s’y attaquer en bonne et due forme.»

Julien Brygo

1. Mi-avril, le capitaine Camara a semé le trouble en Guinée, en lançant aux partis politiques qu’il accuse de « s’acharner contre (les militaires comme lui) » : « S’ils ne mettent pas de l’eau dans leur vin, je vais ôter la tenue et me présenter aux élections contre eux ! »




0 commentaire     laisser un commentaire

L’Education à l’image.

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   27/02/2009
01bg0811_1680
02bg0811_1620
03bg0811_1630
04bg0811_1644
05bg0811_1659
1 / 5

Des images ils en voient, parfois ils en font, rarement ils en parlent.
A la maternelle Painlevé de Lyon, dans la classe de grande section, le temps d’une classe à PAC (Projet Artistique et Culturel), ils en ont vu, en allant visiter l’exposition Depardon. Ils en ont parlé, en se demandant comment le photographe avait construit ses images. Et ils en ont fait, en apprenant ce qu’était un plan large, un plan moyen et un gros plan.
Ils ont entendu que l’image avait un sens, qu’elle était un langage, et qu’elle exprimait un point de vue. Ils ont aussi appris que l’image ne sortait pas de nulle part, ni d’une rose, ni d’un choux, mais était bien souvent l’œuvre d’un photographe.

Ça s’appelle l’éducation à l’image !

Certes, cela demande du temps, (un peu), de la motivation (beaucoup) et des moyens (suffisamment), mais à terme cela pourrait leur éviter de rester coi face à une information qu’ils ne sauraient comprendre, et peut être même d’envisager l’image ailleurs qu’à la simple fonction d’illustration !
De là à penser que ce soit nécessaire ou salvateur… On m’accuserait d’être juge et partie. Il n’empêche que l’on peut sérieusement se poser la question de savoir pourquoi ce type d’enseignement demeure confidentiel.

« Je suis inquiet de voir que l’on de donne pas aux enfants les moyens de décrypter les images qu’ils regardent, avec lesquelles ils jouent pourtant déjà bien mieux que nous au même âge. Je crains que devenues leurres, les images ne dissimulent la matérialité du monde, qui est sa forme de « vérité » si tant est que puisse exister une vérité » écrivait Christian Caujolle dans un « avertissement » qui ouvre le livre « circonstances particulières »

L’éducation à l’image, qu’elle s’inscrive dans le cadre scolaire, ou qu’elle en sorte, est un vecteur essentiel à la compréhension de l’iconographie actuelle et de ses enjeux : savoir comprendre, les représentions, les icônes et les clichés , savoir les distinguer, les lire et leur donner un sens.
Avoir ces quelques clefs ne permet certainement pas de s’ouvrir toutes grandes les portes de l’image, mais c’est un bon premier pas pour ne plus les subir puisqu’on ne peut les ignorer tant elles sont désormais un élément constitutif de notre environnement.
L’image est partout, c’est un poncif que de le dire, et pourtant on entretient la culture de l’ignorance à son égard. « Le monde en image est façonné selon les intérêts de ceux qui sont les propriétaires de la presse : l’industrie, la finance et les gouvernements » écrivait Gisèle Freund dans Photographie et Société, « c’est un puissant moyen de propagande et de manipulation » rappelait elle également. Voilà peut être pourquoi l’éducation  à l’image au sein de l’école, malgré un discours mâtiné d’autant de bonnes intentions que les pavés de l’enfer, demeure-t-elle, l’apanage de bonnes volontés. Pour mettre en place leurs actions , ils devront savoir faire face à la vacuité des dispositifs de soutien tant d’un point de vue pédagogique que financier…même si une « actualité pédagogique » du ministère de l’éducation nationale datée de janvier 2009 rappelle que « L’éducation à l’image, au cinéma et à l’audiovisuel contribue à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences que chaque élève doit acquérir. Elle permet la maîtrise des langages. Elle participe à la culture humaniste. Elle favorise l’accès à des œuvres patrimoniales et contemporaines. Elle développe aussi l’autonomie et l’initiative des élèves »
Ça ne coûte rien de le dire, et.on imagine aisément que la suppression annoncée de onze mille postes dans l’éducation facilitera l’accès à cette culture humaniste dont il est question !
Éduquer à l’image demande des moyens et une volonté politique. Or aujourd’hui, sa pratique repose sur le volontarisme de quelques individus et non sur un projet global cohérent. La somme des actions menées ne concerne qu’un nombre restreint d’élèves alors qu’elles devraient en toucher la majorité.
Ce n’est pas brillant, mais on ne peut que saluer ces initiatives, les encourager, et parfois même les soutenir en nous mettant à leur service.

Images réalisées pendant une classe à PAC de la maternelle Painlevé à Lyon.



0 commentaire     laisser un commentaire

Qui sont les véritables « passeurs » ?

En Images Publié par : Julien Brygo   11/02/2009
01jb0507_0088bjpg
02jb0507_0113b
03jb0507_0303
04jb0507_0200b
05jb0507_0083b
06jb0507_0102b
1 / 6

Besson pousse à la dénonciation des passeurs par les sans-papiers.
« Le Monde » a déjà monté les guillotines…

C’est la première sortie du nouveau ministre de l’immigration et de l’identité nationale. Après avoir assuré que le nombre d’expulsés serait stable cette année – 27 000 -, Besson a signé une circulaire promettant des papiers à ceux qui dénoncent leur passeur. Une mesure « spectaculairement inefficace » pour France Terre d’Asile. Une « prime à la délation » pour SOS Racisme, l’officine bon teint du Parti socialiste, qui semble avoir découvert cette année qu’expulser 30 000 personnes par an est un acte d’une violence sournoise inouïe.
L’annonce des titres de séjour provisoires (six mois) fait suite à un voyage médiatique d’Éric Besson à Calais, où près de 700 candidats tentent de passer sous un camion vers la Grande-Bretagne. Dans ma ville de Dunkerque, entre 100 et 300 Afghans, Kurdes, Palestiniens, Iraniens et Érythréens ont quitté leur pays, le plus souvent à pied, pour espérer rejoindre la Grande-Bretagne, où la législation du travail et des papiers est plus souple. Ils ont payé des « passeurs » au départ (les sommes varient de 5 000 à 20 000 euros…) et attendent désespérément, certains depuis plusieurs années, que ceux-ci les escortent dans un camion et leur fasse passer la Manche.
Dans le Nord Pas-de-Calais, la grande majorité de ce que Besson appelle des « passeurs » sont en fait des candidats ou d’anciens candidats, mués en maillon de la filière par l’appât du gain après plusieurs mois, voire des années de végétation. Ils dorment dans les mêmes squats que les candidats, et à part un peu d’argent, un lecteur MP3 ou une position hiérarchique supérieure, ce ne sont pas eux, les vrais bandits internationaux planqués derrière les vitres teintées des Mercedes insolentes. Eux ne font qu’ouvrir les portes du camion, ou escorter des groupes de candidats pour quelques piécettes, avant de regagner les campements, régulièrement « nettoyés » par la Police aux Frontières. Ce sont eux qui finissent dans les geôles nordistes (une centaine actuellement), parfois dans les centres de rétention et en page « Justice » des journaux locaux.
À force de ne pas être questionnée, la propagande sarkozyste de lutte contre l’immigration clandestine a fini par faire l’unanimité. C’est Robert Solé, un « grand » journaliste, qui l’écrit, dans « Le Monde » du 6 février : « On leur demande en somme de livrer à la police les réseaux dont ils ont été, à la fois, les bénéficiaires et les victimes. Cela conduit SOS Racisme à … dénoncer « une prime à la délation ». Nous obligeant, du fait même, à dénoncer une faute de français : la délation est une dénonciation inspirée par la vengeance, la jalousie ou la cupidité. Rien de tel ici. L’initiative d’Éric Besson part d’une bonne intention. Les passeurs mériteraient d’être pendus haut et court. »
« Haut et court » ? La petite phrase est révélatrice. Alors osons l’impensable et osons écrire que « les passeurs » ne sont peut-être pas les êtres les plus méprisables au regard de ce drame quotidien que représente la vie clandestine. Osons écrire qu’ils ne sont peut-être pas les plus « pendables » mais qu’au nombre des êtres les plus méprisables et, pour le coup, bien plus responsables que ces quelques opportunistes appâtés par le gain, on pourrait inclure les dirigeants de la plupart des gouvernements occidentaux (ceux de 25 des 27 pays de l’UE engagés en Afghanistan) et ceux des institutions financières internationales qui, par leur volonté d’imposer partout les règles du libre-échange et du capitalisme financier – règles quelque peu ébranlées en ces temps de « crise », quoique justifiées urbi et orbi par les chiens de garde – poussent des millions de jeunes gens (Kurdes, Pachtouns, Iraniens, Palestiniens, Africains…) à quitter leur pays natal pour espérer sauver leur destin dans un pays démocratique, riche, et soi-disant égalitaire.
Il ne s’agit pas d’affirmer que les passeurs sont des êtres purs et insoupçonnables, dénués de responsabilité dans le calvaire que vivent les sans-papiers en France. Il s’agit simplement de dire qu’au lieu de désigner les « passeurs », une conséquence et non une cause de cette nécessité de fuir son pays, on pourrait au contraire désigner comme « responsables » les dirigeants des gouvernements de va-t-en-guerre qui, de l’Irak à l’Afghanistan, de la Palestine au Caucase, poussent chaque année des milliers de jeunes gens à devenir des « sans-papiers ». Ces mêmes « clandestins » sur lesquels la presse aime tant verser ses larmes compassionnelles. En Europe, les murs sont de plus en plus hauts tandis que la responsabilité, directe ou indirecte (en justice, le silence fait parfois foi de complicité) des gouvernements bellicistes d’Europe n’est jamais reliée avec la présence, sur les territoires européens, des victimes de ces conflits que l’Occident a engagés « pour la liberté et les droits de l’homme ».
En France, les victimes collatérales du conflit afghan ou irakien – les migrants qui ont réussi à quitter le pays et qui séjournent en France pour passer dans l’eldorado anglais – sont au mieux tolérés, mais le plus souvent sur-contrôlés, réprimés, humiliés, incarcérés, marqués au feutre rougevoire gazés, comme l’ont affirmé plusieurs afghans début février au square Villemin, dans le Xème arrondissement de Paris .

On entend rarement les chiffres des victimes de la guerre en Afghanistan (1). En Afghanistan, quelques jours après la mort de dix soldats français dans la vallée d’Uzbeen, en août 2008, les forces françaises se sont vengées, en envoyant sur un village proche de l’« embuscade », quatre missiles Milan. Selon l’agence de presse indépendante afghane Pahjwok, plusieurs centaines de civils ont trouvé la mort durant ces représailles. En parlant de ces victimes civiles, le colonel Rumi Nielson-Green, porte-parole de la coalition dira : « Je ne suis pas certain qu’ils étaient directement impliqués dans l’attaque contre les Français. Ca n’a aucune importance. Ils étaient certainement au moins complices.» (2)
On pourrait également ajouter à cette liste de « passeurs de mensonges » les producteurs et animateurs de télévision par lesquels le mythe de l’Occident est quotidiennement requinqué, rénové et remis en scène par le biais des écrans du monde entier, auxquels ont accès les migrants avant de prendre la route. Dans l’espoir de prendre, eux aussi, leur part du gâteau et de toucher du bout des doigts l’«eldorado». À la question « qui sont les passeurs », on pourrait également répondre (sans toutefois avoir pu le prouver, car c’est l’omerta) : la corruption des douaniers, des agents de police et des camionneurs aux points de passage entre la France et la Grande-Bretagne, la Grèce et l’Italie, la Turquie et la Grèce… Les passages de la Manche se paient de 1000 à 5000 euros. Tous les candidats finissent par passer, disent les bénévoles humanitaires. Où va cet argent ?
On ne lira ni dans « Le Monde » ni ailleurs que « Sarkozy mérite d’être pendu haut et court » car ce dirigeant, comme d’autres (3) augmente continuellement son contingent de soldats auprès de la mission de l’armée américaine et de l’Otan en Afghanistan – plus de 4000 soldats français en janvier. Il contribue à détruire un pays fertile, riche, qui manque aujourd’hui cruellement de routes, d’écoles et de stabilité. Sarkozy, Aznar, Obama, Merkel, qui préfèrent les bombes aux manuels scolaires, participent de la fuite de milliers d’Afghans qui se retrouvent coincés dans les ports de Grèce, les faubourgs des villes de Hongrie, les dunes et les ports du nord de la France. C’est à eux qu’Éric Besson, nouveau – et fier – ministre de l’immigration et de l’identité nationale promet aujourd’hui « des papiers provisoires s’ils dénoncent leur passeur ».
Les victimes civiles pourront envoyer leurs feuilles de soin au « Monde ».

Julien Brygo

1.Entre 2006 et 2007, le nombre de victimes civiles des bombardements américains et de l’Otan a triplé, a dénoncé en septembre 2008 l’ONG Human Rights Watch. En 2007, près de 321 personnes (sur les 1633 victimes civiles de la guerre en Afghanistan) ont trouvé la mort lors de raids aériens contre 116 en 2006. En 2008, au moins 6 500 personnes avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit, a dénoncé Amnesty International, qui n’hésite pas à parler d’« homicides de civils » perpétrés par la coalition internationale.(http://www.unhcr.org/refworld/country,,AMNESTY,,AFG,4562d8cf2,4842722f0,0.html)

2. « Afghanistan : les morts de la vallée d’Uzbeen », « Le Nouvel Observateur », 28 août 2008.

3. L’ISAF compte 50 000 soldats, déployés par 37 pays. 25 des 27 pays de l’Union européenne sont présents en Afghanistan. 36 000 soldats américains sont présents en Afghanistan et leur nombre est appelé à augmenter sensiblement cette année, par la volonté du nouveau président américain.



0 commentaire     laisser un commentaire

Opération Plomb Durci : le Hezbollah renforcé

En Images Publié par : Franck Boutonnet   06/02/2009
02fb0812_2079
03fb0901_1247
04fb0901_0711
01fb0901_0804
05fb0901_0813
06fb0901_0897
07fb0901_1044
08fb0812_1968
09fb0812_2018
1 / 9

13 morts et 60 blessés israéliens, 1330 morts et 5450 blessés palestiniens plus tard, après seulement 22 jours qu’a duré l’opération Plomb Durci (du 27 décembre 2008 au 14 janvier 2009), on se retrouve « presque » exactement au même point. Les rancœurs à l’égard Israël se sont transformées soit en dégoût de ce gouvernement va-t’en-guerre, ou pire en haines s’enkystant au plus profond de l’âme et du cœur de millions de personnes de part le monde. Cette haine étant même dirigée vers les israéliens eux-mêmes qui ont soutenu à plus de 90% cette opération.

Israël a dépassé des limites qui semblaient déjà depuis longtemps aux frontières de l’inacceptable. Israël semble perdre la guerre la plus importante auprès d’une majorité de gens dans le monde : la guerre idéologique.

Pendant cette période, je travaillais au Liban. Je suis allé au cœur des manifestations organisées par le Hezbollah, ce parti libanais islamique, dans la banlieue sud de Beyrouth, dévastée par Tsahal à l’été 2006. L’objectif de la guerre de 2006 était de détruire le Hezbollah. Or on sait qu’il en est ressorti beaucoup plus fort politiquement. L’une des erreurs des décideurs israéliens en frappant si violemment et si inhumainement des zones habitées par des civils en pensant toucher profondément ce parti, voire le détruire, résidait de toute évidence dans la méconnaissance de la nature même de ce mouvement. Ou bien le cynisme le plus froid était aux commandes et je ne comprends alors honnêtement plus les objectifs recherchés pour la soi-disant sécurité d’Israël. Et il semblerait que les mêmes erreurs d’analyse se soient reproduites concernant la guerre contre le Hamas. Ce sont des mouvements islamiques profondément populaires, qualifiés de Résistance (c’est aussi une question subjective de point de vue) par leurs propres peuples au-delà même de toutes les critiques légitimes ou non que ces organisations suscitent au sein de la population. S’attaquer au Hezbollah, c’est s’attaquer à des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Bien sûr il y a un leadership politique, religieux, militaire et idéologique très puissant, incarné par Hassan Nasrallah (mais il n’est pas seul !), néanmoins je pense qu’il est faux et illusoire de penser qu’en ayant recours à la seule force disproportionnée des armes de Tsahal, ce mouvement en viendrait à disparaître, et par là-même ce risque pour la sécurité d’Israël. Afin de mieux illustrer et éventuellement comprendre ce phénomène : le Liban est un petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, le Hezbollah a déjà été capable de mobiliser entre 500000 et 1 million de personnes dans les rues ! Que représente à côté la marche sur Washington de 600000 personnes pour les Civil Rights Movements sur une population totale proche alors des 200 millions d’habitants ?!… Cela donne une échelle de ce que représente le Hezbollah au Liban.

J’ai été très impressionné par ces protestations massives, certes orchestrées magistralement, mais réellement populaires dans toutes les acceptions du terme. Il y avait autant de femmes que d’hommes, de tous âges. Le Hezbollah a autant de visages que ces foules en ont. A travers ces photographies, je voudrais montrer son essence profondément populaire et tansgénérationnelle. On ne peut le réduire à une masse fanatisée dénuée de tout jugement critique quelle que soit sa très forte empreinte idéologique. Je vous le garantis, cette guerre de 22 jours, donc encore une fois le choix de la violence, a encore renforcé le Parti de Dieu…

Texte et photos : Franck Boutonnet



0 commentaire     laisser un commentaire

Cuba, una victoria ?

En Images Publié par : Franck Boutonnet   03/02/2009
01fb0812_1331
02fb0812_1330
03fb0812_1335
04fb0812_1329
05fb0812_1319
06fb0812_1334
07fb0812_1344
08fb0812_1345
09fb0812_1337
10fb0812_1332
11fb0812_1333
12fb0812_1320
1 / 12

Cuba donne ce sentiment troublant de voyager dans le temps. Les gens, les attitudes, les paysages, semblent définitivement figés à une époque pour nous révolue, reléguée au mieux dans les livres d’histoire, au pire dans la mémoire d’Anciens qu’on ne prend plus le temps d’écouter.

Cuba a fêté les 50 ans de la Révolution. Le 1er janvier 1959, Fidel Castro et Ernesto «Che » Guevara renversaient la dictature de Batista et inauguraient 50 années synonymes de règne castriste absolu, d’une dictature communiste restreignant des libertés fondamentales : liberté d’expression, liberté d’association syndicale et politique, liberté de voyager, …. Mais aussi 50 ans d’un régime qui a appliqué un certain nombre de programmes socialistes dans de nombreux domaines : éducation, santé, formation, avec de réels progrès, parfois fulgurants à l’échelle de quelques décennies.

A travers ces polaroids j’ai choisi de montrer un Cuba intemporel, pour le meilleur ou pour le pire, à chacun de choisir, comme des fragments d’une histoire ancienne et actuelle, d’un imaginaire commun mais réaliste.

Texte et photos : Franck Boutonnet



0 commentaire     laisser un commentaire

Love Makes a Family

En Images Publié par : Franck Boutonnet   03/02/2009
02fb0812_0833
01fb0812_0366
07fb0812_0145
04fb0812_0515
06fb0812_0491
03fb0812_0451
1 / 6

En 2007, dans le cadre du projet collectif « Etre Homo », je rencontrai Edwin et Robert, parents de deux magnifiques enfants nés en 2006. Je passai quelques jours avec eux à Paris afin de documenter leur vie quotidienne de parents.

De cette rencontre, forte, est née l’envie de continuer de documenter leur histoire familiale. L’idée est simple : suivre le plus longtemps possible cette vie familiale en m’immergeant régulièrement dans leur quotidien. Pourquoi ? Et bien avant tout pour les enfants, qu’ils puissent, quand ils auront l’âge de le faire, comprendre d’où ils viennent, et puis montrer tout l’amour qu’ils reçoivent. Il y a un adage américain qui dit : « Love makes a family », j’y souscris et souhaite le partager à travers ces images.

En tant que photographe, s’engager dans un tel projet est excitant : se donner les moyens de prendre le temps, de s’engager sur le très long terme, d’approfondir des relations humaines qui se mettent en place à leur rythme, bref se détacher des contingences habituelles inhérentes au travail de photographe que l’on nous impose mais que nous acceptons également !

Texte et photos : Franck Boutonnet



0 commentaire     laisser un commentaire


Parc

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   01/02/2009
01bg0605_2258
02bg0605_1531
03bg0605_1709
04bg0605_1556
05bg0605_1659
Parc
Parc
08bg0605_2637
1 / 8

La semaine dernière j’ai vu Parc, un film de Arnaud Despallières.
Je l’ai vu en plein après midi, un jour de semaine. Ça rajoute toujours un peu au plaisir. Un petit goût de privilège…
En 2006 j’avais passé quelques jours sur le plateau pour faire des images. Était-ce là aussi un privilège ?

Parc : Un film de : Arnaud Despallières

Production : Les Films d’Ici

Avec : Jean-Marc Barr, Sergi Lopez, Géraldine Chaplin, Delphine Chuillot, Paola Comis, Laurent Delbecque, Jean-Pierre Kalfon, Nathalie Richard, Lazlo Szabo…



0 commentaire     laisser un commentaire

2 à 3 millions d’« irresponsables » dans la rue

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   30/01/2009
01bg0901_08431
02bg0901_0859b1
03bg0901_08911
04bg0901_08231
05bg0901_08801
06fb0901_46851
07fb0901_47041
08fb0901_47551
09fb0901_48751
10fb0901_50661
Manifestation interprofessionnelle/intersyndicale
Manifestation interprofessionnelle/intersyndicale
Manifestation interprofessionnelle/intersyndicale
Manifestation interprofessionnelle/intersyndicale
Manifestation interprofessionnelle/intersyndicale
16img_83491
17img_83671
18img_84051
19img_84341
20img_85351
1 / 20

Jeudi 29 janvier. Plusieurs millions de Français, du secteur public comme du secteur privé, battent le pavé dans la France entière. Les slogans répondent aux attaques sémantiques du Président et de ses sbires : la grève, aujourd’hui « personne ne s’en aperçoit » (Sarkozy, 07/2008), et c’est un moyen « pas adapté » pour se faire entendre. Les Français feraient mieux de se « se serrer les coudes » plutôt que de « descendre dans la rue avec les mêmes slogans » (Eric Woerth, 27/01)).
C’est cette petite phrase qui m’a donné envie de retourner voir les gars de Sud-Rail, les « irresponsables », comme le président les a nommés début janvier. Accusés d’avoir « bloqué » la gare Saint-Lazare et privé près de 500 000 voyageurs de leur moyen de transport le 13 janvier, ce syndicat microscopique (3,8 % aux Prud’homales) se fait matraquer par les médias : « terroristes », « anarcho-syndicalistes », meneurs de « guérilla » (« La Croix ») aux méthodes « choquantes » (Jean-Marie Colombani)… poussent Le Figaro dans ses retranchements, lequel hurle à « l’escroquerie » et barre sa une de cette «enquête» : « Comment Sud déstabilise la SNCF » (15/01).
Quand on sait que, selon la SNCF elle-même, le nombre de jour de grève par cheminot baisse d’année en année (2,3 jour chômé en 2003, 1,4 en 2005 et 0,5 durant les neuf premiers mois de 2008) et que seulement 2 % des retards et arrêts du trafic sont imputables aux débrayages, on a effectivement envie de hurler à l’« escroquerie » intellectuelle des chiens de garde du système. Pas besoin de lire Le Figaro pour s’en convaincre.
En ce mercredi 28 janvier, Item a donc pris son micro, enfilé sa doudoune et pris le train pour Saint-Lazare. En face de la gare, une équipe de M6 et une autre de Itélé récoltent les bons mots de quelques usagers, dont on peut deviner qu’ils en avaient déjà « marre » d’être « pris en otage ». Le premier quotidien de France, Ouest-France, barre déjà sa une de ce titre nuancé : « Demain, journée de grèves et de galère ».
Philippe Guiter, un des « irresponsables » de Sud-Rail, nous accueille avec joie. Il embraye très vite sur le traitement médiatique « effarant » de la journée de grève du lendemain. Son discours dépasse largement celui des « intérêts » des cheminots. C’est aujourd’hui toute la fonction publique qui est menacée par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), un plan social du gouvernement Fillon, où plus de 30 000 suppressions de poste sont à l’ordre du jour. Dans le privé, on voit passer les milliards, tandis que les salaires baissent et que les horaires s’allongent.
Ce travail est un travail collectif, sonore et visuel, basé sur la volonté commune de témoigner de ces mouvements de révoltes sociales massifs. Il témoigne également de la volonté de s’inclure dans les luttes sociales qui sont menées dans ce pays.

Julien Brygo

Dans le montage sonore :
Eric Woerth, ministre du budget (France Inter, 27 janvier)
Philippe Guiter, délégué Sud-Rail (gare Saint-Lazare, 28 janvier)
Nicolas Sarkozy (conference de presse, 13 janvier)

Montage : Julien Brygo

Photos : Bertrand Gaudillère, Franck Boutonnet, Romain Etienne, Julien Brygo



0 commentaire     laisser un commentaire

Image de l’éducation !

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   19/11/2008
01bg0712_0273
02bg0712_0415
03bg0712_0301
04bg0712_0254
05bg0712_0434
1 / 5

Pas facile de mettre en image le malaise des enseignants qui revêt de multiples formes et qui connaît de multiples causes !
Coupe franche dans les budgets, suppression de postes, disparition de sections spécialisées, mise en place hâtive de réformes mal pensées, rupture du dialogue avec le gouvernement… mépris de leur fonction dans le discours politique…

Leur charge de travail se multiplie. Sur le terrain, ils ne sont pas qu’enseignants, on leur fait endosser trop souvent le rôle d’assistants sociaux, celui d’éducateurs ou de médiateurs.
Ils enseignent, ils assistent, ils soutiennent, ils comprennent, écoutent, entendent, informent…

C’est cette idée de multiplicité que j’avais envie d’évoquer avec mes images. Rappeler le rôle essentiel et complexe qu’ils assument (presque) tous !

« Ils », ici, ce sont des instits de maternelles, photographiés lors d’un atelier autour de la lumière à travers un prisme. Un petit prisme, jeu d’enfant pour comprendre la diffraction.

Demain, jeudi 20 novembre 2008, ils seront en grève pour rappeler leur attachement à l’école publique et ses valeurs… sans lesquelles je ne serai probablement pas photographe aujourd’hui !

Bertrand Gaudillère



0 commentaire     laisser un commentaire