Collectif n’est pas une étiquette : c’est une manière d’être, photographiquement, au quotidien.

G-Pas de papiers

RESF, item la radio Publié par : Bertrand Gaudillere   02/06/2010

Durée : 9 minutes

L’exposition « Des Chiffres, Un Visage » * présente des images sur papier d’un sans papiers : Guilherme Hauka Azanga, et un montage son d’un rassemblement de son comité de soutien sur la Place des terreaux à Lyon.

C’était le 07 avril 2010 : Guilherme était emmené du centre de rétention à l’aéroport de Bron où un avion « privé » l’attendait. Destination Roisy Charles de Gaulle pour une expulsion du territoire français.

Du son pour dire ce que les images taisent et ce que les textes ne font pas entendre : une ambiance, des voix d’hommes, de femmes et d’enfants, une réflexion citoyenne, l’indignation, l’incompréhension face à l’attitude de la Préfecture du Rhône, le silence… car il est parfois difficile de trouver les mots  face à l’indicible.

Après le délit de solidarité, le délit d’outrage. Plusieurs procès intentés par des Préfets de différentes régions de France ont eu lieu ou sont en cours.
Face à la censure qui frappe, des « bips » remplacent les parallèles fait avec une époque pas si lointaine ou une ville thermale avait tout perdu de son charme désuet pour devenir le point central du régime politique français.

En pensant le son comme un média aussi visuel que des images,  c’est de l’écho que nous souhaitons donner aux voix de ceux qui s’insurgent, c’est du relief que nous cherchons à redessiner pour pallier au manque de diffusion par les médias généralistes, souvent plus préoccupés par leurs annonceurs et leurs actionnaires que par la pertinence et la justesse du propos de ceux qui incarne la voix des « nouvelles résistances ».

Prises de sons et montage : Christina Firmino

* « Des Chiffres, Un Visage » du 27 mai au 26 juin – du lundi au vendredi de 10 H à 17 H – les samedi et dimanche de 14 H à 18 H – item l’atelier 3 impasse Fernand Rey 69001 Lyon.



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EXPOSITION : “Des Chiffres, Un Visage”

infos Publié par : Bertrand Gaudillere   20/05/2010
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Le travail de Bertrand Gaudillère « Des Chiffres, Un Visage » relatant l’histoire de Guilherme Hauka-Azanga, sera exposé dans les nouveaux locaux du collectif item du 27 mai au 26 juin 2010.

Une exposition en papier pour une histoire sans papier.

Vernissage le 27 mai à partir de 18 H 30.

item l’atelier - 3 impasse Fernand Rey 69001 Lyon

Horaires d’ouverture :

du lundi au vendredi 10 H 17 H

samedi et dimanche de 14 H à 18 H 30

Ce travail fait suite à l’exposition « Les chiffres ont un visage » en abordant la question des sans papiers par le biais d’une histoire particulière, celle de Guilherme, et de la mobilisation citoyenne qui s’est organisée autour de lui, pour dire non, pour refuser l’application des mesures d’éloignement et la séparation d’une famille.

Qui est Guilherme ?

Guilherme Hauka Azanga, Angolais, en France depuis 8 ans, vit et travaille à Lyon. Il a quatre enfants dont trois sont élèves de l’école Gilbert DRU à Lyon 7e. Tous sont nés en France.
Sous le coup d’une OQTF depuis 2009, Guillherme est soutenu par le Réseau Education Sans Frontières ainsi que par les parents et les enseignants de l’école Gilbert Dru qui se sont mobilisés auprès du préfet pour obtenir une régularisation pour vie privée et familiale. Une demande à laquelle l’administration restera sourde. En revanche, elle mettra tout en œuvre pour mettre à exécution « les mesures d’éloignement » !

Récit:

2009 : Refus de la préfecture de lui donner un titre de séjour  et délivrance d’une OQTF

18 janvier 2010 : Guilherme Hauka-Azanga est arrêté par la police et placé au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry en raison de sa situation irrégulière. Une semaine plus tard, les parents d’élèves apprennent son arrestation et commencent à se mobiliser.
31 janvier : Guilherme refuse de monter dans l’avion qui l’emmène vers l’Angola. Il passe en comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance de Lyon et est condamnée à deux mois de prison ferme.
14 mars : Les parents d’élèves de l’école Gilbert Dru lancent un site internet de soutien.
18 mars : Guilherme est extrait de la prison de Corbas et est conduit à l’aéroport de Francfort. Le pilote refuse de partir avec un passager totalement sous contrainte. Guilherme est rapatrié au centre de rétention de Lyon le soir même. Une nouvelle demande d’asile est faite en rétention. Parallèlement, un comité de soutien s’organise, composé de parents d’élèves et de membres de RESF. Toute la semaine, ils manifestent devant la préfecture.
20 mars : Le juge des libertés décide de sa libération. La préfecture fait appel.
23 mars : Le jugement est rendu par la Cour d’Appel de Lyon et donne raison à la préfecture. Guilherme n’est tenu au courant ni de l’audience, ni de cette décision.
25 mars : Après avoir conduit ses enfants à l’école, Guilherme est arrêté chez lui sous les yeux de sa femme et d’une copine de sa fille âgée de 10 ans. Porte enfoncée, arme de service dégainée, l’arrestation est brutale. Les parents d’élèves tentent de s’interposer. En vain. Guilherme est emmené dans les locaux de la Police aux Frontières puis au Centre de rétention de Saint-Exupéry. Les actions se multiplient du côté des parents d’élèves.
31 mars : Dans un communiqué, le préfecture du Rhône réaffirme l’expulsion de Guilherme. OFPRA refuse sa troisième demande d’asile. Les parents d’élèves commencent à occuper l’école de nuit.
Vendredi 2 avril : Les députés socialistes Pierre-Alain Muet et Jean-Louis Touraine se rendent à l’école pour manifester leur soutien à la famille. Plusieurs manifestations sont organisées les jours suivants place des Terreaux.
Dimanche 4 avril : Le juge des libertés décide une nouvelle fois de la remise en liberté de Guilherme. Le procureur fait appel de la décision. Guilherme reste au Centre de Rétention de St-Exupéry.
Mardi 6 avril : La Cour d’appel de Lyon donne raison au procureur et donne à la préfecture jusqu’au vendredi 9 avril, 11 heures, pour expulser Guilherme. Les parents d’élèves manifestent sur la place des Terreaux et une petite délégation est reçue par le chef de cabinet du préfet.
Mercredi 7 avril : Guilherme est extrait du centre de rétention le soir même pour être conduit à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Le pilote du vol Air France pour Luanda refuse d’embarquer Guilherme “entravé”.
Jeudi 8 avril
5 heures du matin : Guilherme intègre le centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny vers 4 heures du matin après une garde à vue.
Début d’après-midi : Il est de nouveau extrait du CRA de Bobigny et conduit à l’aéroport du Bourget pour prendre, selon lui, dans un avion militaire (selon Guilherme et RESF).
16 h 30 : Les parents d’élèves organisent une conférence de presse au local de la FCPE en présence de personnalités comme l’ancien secrétaire général de la FSU Gérard Aschiéri, des cinéastes Laurent Cantet et Christophe Ruggia. Le comité lance un appel aux pilotes de Lisbonne et Francfort pour qu’ils refusent de l’embarquer.
Dans la soirée : Le Portugal refuse le survol de son territoire, l’avion contenant le père angolais fait demi-tour, au bout de 50 minutes (selon Guilherme et RESF).
Vers 21 heures : La préfecture du Rhône annonce la libération de Guilherme face à l’impossibilité de l’expulser dans les trois jours impartis.

A propos de Guilherme : http://www.gmain.fr

Pour tout renseignement relatif à l’exposition : 04 78 72 18 40



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San Jordi / Barcelona / La Rambla

En Images Publié par : Bertrand Gaudillere   26/04/2010
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Le 23 avril, toute la Catalogne fête la San Jordi (St Georges) qui n’est pas sans rappeler notre St Valentin. Ce jour-là, les hommes offrent une rose à leur amoureuse, tandis que ces dernières offrent en retour un livre.
Une tradition catalane qui commémore également la disparition de Cervantès et de Shakespeare tous deux morts le 23 avril 1616.

Depuis 1995 l’UNESCO a fait de cette journée la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

A cette occasion les rues de Barcelone sont investies par les vendeurs de roses et les libraires qui voient défiler la foule en rangs serrés…



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Jeunes majeurs scolarisés sans papiers et familles démembrées…

RESF Publié par : Bertrand Gaudillere   29/03/2010
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Guilherme Hauka Azanga, Angolais, en France depuis 8 ans, vit et travaille à Lyon. Il a quatre enfants dont trois sont élèves de l’école Gilbert DRU à Lyon 7e. Tous sont nés en France.
Sous le coup d’une OQTF depuis 2009, Guillherme est soutenu par le Réseau Education Sans Frontières ainsi que par les parents et les enseignants de l’école Gilbert Dru qui se sont mobilisés auprès du préfet pour obtenir une régularisation pour vie privée et familiale. Une demande à laquelle l’administration restera sourde. En revanche, elle mettra tout en œuvre pour mettre à exécution « les mesures d’éloignements » !

Récit:

- 2009 : Refus de la préfecture de lui donner un titre de séjour  et délivrance d’une OQTF

- 30 janvier 2010 après un séjour au CRA St Exupery,  tentative d’expulsion, Guilherme refuse d’abandonner sa famille, il refuse l’embarquement.

- Février 2010 : Condamnation à deux mois de prison pour refus d’embarquement.

- 18 mars 2010 sortie de prison et nouvelle tentative d’expulsion via Francfort. A Francfort, le pilote refuse de partir avec un passager sous contrainte. Rapatriement en France par la police, Guilherme est enfermé au CRA de Lyon St Exupéry.

- 20 mars 2010, le juge des libertés libère Guilherme. A l’issue des 4 heures habituellement réglementaires, l’avocat n’a pas connaissance d’un appel de la préfecture. Parce que c’est le week-end, la préfecture a la possibilité de le faire dans un délai plus large.
Guilherme retrouve Florence et les enfants.

- 23 mars 2010 la préfecture de LYON, en toute discrétion, fait appel de la décision du JLD, la décision de libération est cassée. Guilherme n’a pas été prévenu, le jugement s’est fait sans lui.

- 25 mars 2010, grand déploiement de police vers 8 h 30. Après avoir cassé la porte de l’appartement familial, la police a embarqué Guilherme.

Guilherme est actuellement à nouveau enfermé au CRA de Lyon Saint Exupéry. Une demande d’asile est en cours.

C’est pour Guillherme et tous les autres dans la même situation que samedi 27 mars 2010 RESF organisait une marche de soutien, à la tête de laquelle, digne et émouvante, se tenait Florence la compagne de Guillherme.

Quelques images, pour elle, pour lui, pour Nazim, Khadija, Arthur et Nouney, Sergey, Allae Edinne, Yves… et tous les autres !

Pour plus d’infos :

http://hauka-hazanga.tumblr.com/

http://www.educationsansfrontieres.org/article25824.html



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24 H sans nous : La journée sans immigrés

infos Publié par : Bertrand Gaudillere   03/03/2010
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Le 5 septembre dernier lors de l’université d’été de l’UMP, Brice Hortefeux « dérapait » en faisant une mauvaise plaisanterie sur l’origine immigrée d’un jeune militant UMP.
« il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »
Il se défendra quelques jours plus tard d’avoir tenu des propos racistes, dans un communiqué ou il dénonce une vaine et ridicule tentative de polémique.
Benoît Hamon pour le P.S. qualifiera ces propos de honteux et inqualifiables, tandis que les verts dénonceront l’expression d’un racisme banal bête et méchant.
La rhétorique habituelle, qui alimentera le non débat médiatique mais ne prêtera à aucune conséquences !
Pour Nadir Dendoune et Nadia Lamarkbi, journalistes, et  et Peggy Derder, enseignante, c’en est trop. Ils décident de réagir en lançant l’idée d’une journée nationale sans immigrés sur le modèle de l’action menée à Los Angeles en 2006, visant à mettre en avant l’importance économique des sans papiers en leur suggérant de se retirer une journée de la vie économique : autrement dit « par notre absence nous voulons montrer la nécessité de notre présence »
Ce sera le slogan de la journée qui avait lieu le premier mars.2010 à l’initiative du collectif LJSI (La Journée Sans Immigrés) qui compte sur FaceBook plus de 60 000 membres.
Loin des partis politiques et des syndicats, l’initiative se veut citoyenne et engagée, pour dénoncer la stigmatisation d’une population qui doit faire face à une précarisation croissante, et un discours politique caricatural et souvent méprisant  à son égard. Identité nationale, quand tu nous tiens !
Et ce n’est pas faire preuve d’angélisme que de dire cela, les exemples sont nombreux, ne serait ce que la récente étude de deux chercheurs du CNRS qui ont démontré qu’un noir avait six fois plus de chance de se faire contrôler qu’un blanc, et un qu’un Maghrébin avait sept à huit fois plus de chance de subir un contrôle.
Le ministre Besson lui-même reconnaissait sur RTL le 9 décembre 2009 que ces contrôles au faciès sont une réalité.
La face immergée de l’iceberg, dont les profondeurs sont insondables, mais qui s’il venait à s’échouer laisserait paraître une réalité bien triste où l’égalité des chances ne serait qu’un slogan suranné et l’intégration  une vaste plaisanterie !
Combien de 1er mars faudra t-il avant de voir les choses changées ?

Bertrand Gaudillère

Liens :

Manfiste 24 H sans nous : La journée sans immigrés.



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