Collectif n’est pas une étiquette : c’est une manière d’être, photographiquement, au quotidien.

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En Images Publié par : Marc Bonneville   22/10/2009
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Un clin d’œil au post de Bertrand Gaudillère du mois de février sur l’éducation à l’image. Loin de Painlevé, l’école maternelle 161 à Moscou, et l’exercice revisité à l’ère du tout numérique, de la photo de classe.

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Education à l’image : Semaine des scolaires à Visa.

Non classé Publié par : Bertrand Gaudillere   13/10/2009
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Les photojournalistes avaient un coup d’avance ! Tandis qu’on ne parlait pas encore de LA CRISE, leur profession connaissait déjà la sienne depuis des années… du moins dans le discours !

Ce n’est pas le photojournalisme qui est en crise, c’est la presse qui ne fait pas son boulot ! n’a de cesse de marteler Jean François Leroy  (directeur du festival Visa pour l’image) à longueur d’interviews, et de donner la preuve par l’exemple, en montrant chaque année depuis vingt et une éditions, la production de ceux et celles qui vont chercher l’information pour la donner à voir. Mais combien d’histoires racontées sur les murs de Visa trouveront de la place dans les magazines ? Peu ! Trop peu !

Les enjeux de l’information ne sont pas dans sa production, qui se porte bien, mais dans sa diffusion.

C’est entre autres choses ce qu’ont pu entendre les scolaires venus à Perpignan lors de la troisième semaine du festival, consacrée à l’éducation à l’image en partenariat avec le Clemi. Une semaine accessible gratuitement, qui a vu cette année défiler plus de deux cents classes venues de la région voir les expositions et rencontrer des professionnels, afin qu’ils répondent à leurs questions. Et elles étaient nombreuses. À l’exception de quelques groupes mal encadrés et peu préparés à la confrontation avec ce type d’écriture, tous montraient  un vrai intérêt à l’égard de ce qu’ils venaient de voir et témoignaient d’une vraie curiosité pour le métier de photojournaliste. Ils sont dynamiques, curieux, avides. Ils veulent savoir. Quoi ? Ils ne le savent pas toujours très bien, ils ne sont pas toujours très clairs, leurs questions en cachent d’autres, mais ils s’expriment. Les images qu’ils ont vu ici ne les ont pas laissés indifférents. Choquantes pour certains, magnifiques pour d’autres, violentes, tristes… une cohorte d’adjectifs pour qualifier ce qu’ils ne comprennent pas toujours.
C’est quoi être photographe ? Pourquoi fait-on ce métier ? Pourquoi montrer tout cela ? Qu’est ce qui nous pousse un jour à s’emparer d’un boîtier pour faire des images ? Pense-t-on que nos images peuvent changer le monde ?
À défaut de changer la face du monde, elles peuvent à tout le moins y participer. Faire avancer les choses par petites touches. Un exemple ? Le premier qui me vient concerne le travail de Jane Evelyn Atwood dans un centre pénitencier américain. Une jeune femme accouche menottée les pieds pris dans des entraves. À la publication, l’opinion publique s’émeut et la mobilisation finit par faire fléchir le sénateur qui change la loi pour interdire que soit possible ce mauvais traitement lors d’un accouchement !
Et puis il y a les images icônes, celle de Nick Ut notamment, qui a œuvré à faire basculer l’opinion publique américaine contre la guerre au Vietnam.
De là on rebondit sur les photographes « embedded », et le contrôle des images, la liberté de la presse, la hiérarchisation de l’information, et les people… Ce n’est pas de la presse leur affirme Jean François Leroy. Ils sont surpris par la franchise du propos, plus habitués au discours consensuel de rigueur. Surpris aussi d’apprendre de sa bouche que les photographes ne sont pas riches, du moins ceux qui font du reportage, et plus encore de savoir que la plupart du temps c’est de leur poche qu’ils financent leurs sujets.
L’honnêteté des photographes n’est pas à remettre en cause. Leurs images sont subjectives, elles affichent un point de vue, un parti pris, mais ne trichent pas avec la réalité. Ils rapportent de l’information. Ils sont au service de cette dernière. C’est ce que leur expliquera Peter de Jong avec des mots d’une justesse incroyable pour décrire et faire ressentir son métier. Il met à profit ses vingt années d’expérience chez Associated Press pour ébranler l’image du « héro photographe ».
Autre image mise à mal, par Miquel Dewever-Plana, celle du « charognard » qui fait de la misère un gagne pain. À travers l’honnêteté de son travail, il aura su leur faire comprendre l’impérieuse nécessité de ne jamais décontextualiser un sujet, mais d’en démonter les causes et les conséquences loin de toute recherche du sensationnalisme.

Est-ce que tout est montrable pour autant ? La question reviendra souvent, avec toujours cette même réponse : oui si les images ne sont pas gratuites, si elles nourrissent l’histoire et alimentent la réflexion. Car il faut réfléchir devant des images. Les comprendre, les analyser, les décrypter, en connaître la source… Ne pas rester passif face à l’information, c’est là tout l’enjeu de l’éducation à l’image.

Intervenants 2009 :

Peter De Jong / A.P.
Miquel Dewever-Plana / Vu
Jean François Leroy / Visa pour l’image
Fredéric Joli / Porte parole du C.I.C.R.
Sirine Manai / Chargée de Mission au C.I.C.R.
Franck Boutonnet / item
Bertrand Gaudillère / item

Reportage :

Sud Radio
Interview : Vincent Péchaire
Réalisation : Thomas Armengaud



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Rebondissement !

infos Publié par : Bertrand Gaudillere   25/09/2009
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Finalement l’exposition « les chiffres ont un visage » sera bien visible jusqu’au 17 octobre à la bibliothèque du 4eme arrondissement de Lyon comme prévu.
Après avoir fermée ses portes 24 h suite à des pressions exercées par les jeunesses identitaires de Lyon, s’offusquant de voir une institution publique faire la promotion de « délinquants», elle a rouvert ses portes et accueillie le vernissage après une intervention de monsieur Bazin directeur des bibliothèques de Lyon expliquant la position de l’institution publique et de son  devoir de pluralisme. « Je ne veux pas que la bibliothèque municipale soit perçue comme un lieu de militance” (…) “Je n’ai rien contre les sans-papiers, ni contre ceux qui les défendent, mais je crois que nous devons, dans notre mission de service public, être soucieux d’un certain équilibre ».

Madame Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement a également pris la parole pour rappeler que le pluralisme ne pouvait exister que si des institutions justement se faisaient le relais de propos qui ne trouvaient plus guère le droit de citer ailleurs… « Il est faux de dire qu’il y a une pluralité aujourd’hui dans notre pays : “Oui, M. Bazin, vous êtes dans votre rôle quand vous accueillez cette manifestation. Au fronton de l’école de la République, il y a le mot fraternité. Il faut se battre contre une certaine neutralité bienveillante et ces discours uniformes. Il existe une autre façon de voir le monde “.

Merci à elle pour cette si juste intervention.
Merci également aux journalistes qui ont relayé l’information suite au communiqué de presse, et sans qui l’expo serait probablement fermée à cette heure.
Merci aux photographes pour leur témoignage de soutien.
Merci à tous ceux qui étaient présents au vernissage pour défendre l’information, et le droit.
Merci également à cet universitaire lyonnais maître de conférence qui m’a assuré de tout son soutien, et qui finissait son courrier sur ces mots :
Contre la résignation, contre le danger des retours à la barbarie, contre le désenchantement, contre la démission face aux responsabilités que nous avons à l’égard des générations futures, nous avons un devoir d’indiscipline.

L’indiscipline, c’est la nécessaire contestation de l’état du monde tel qu’il se présente.
C’est la vigilance quotidienne au moment d’exercer des choix, dans tous les contextes où nous pouvons agir.
Dans nos cadres professionnels en particulier, car c’est là où il est le plus difficile de résister aux pressions, à la bureaucratie, à l’apathie intellectuelle, au conformisme.

Articles de presse :

L’extrême-droite fait vaciller à Lyon une expo sur des sans-papiers

Une exposition qui dérange

Une expo sur les sans papiers censuré pendant 24 H

Les expositions à réactions variables



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Communiqué : Censure ?

Non classé, infos Publié par : Bertrand Gaudillere   23/09/2009
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Censure à Lyon ?

L’exposition photo « les chiffres ont un visage » de Bertrand Gaudillère traite de la question  des sans papiers en France.
Depuis le 12 septembre, elle était visible à la bibliothèque du 4eme arrondissement de Lyon.

Aujourd’hui, elle est fermée au public, sur décision de la direction de l’établissement.

De fait, le vernissage prévu pour le jeudi 24 septembre a été annulé, ainsi que la rencontre / débat avec les intervenants, et la projection du film d’Oldrich Navratil : « en suspension », traitant du même thème, qui devait avoir lieu ce même jour.

Raison invoquée : Un travail trop militant !

Cette décision reste incompréhensible étant donné que cet événement a été organisé à la demande de la bibliothèque et validé par la direction en juillet 2009 qui en a assuré la communication par le biais du magazine TOPO (le magazine des bibliothèques de Lyon), sous le titre « Une rentrée avec ou sans papier ». (voir ci dessous et en image)

La direction n’a pas éprouvé le besoin de prévenir le photographe, le réalisateur et les intervenants, laissant cette tâche au personnel de bibliothèque sans plus d’explication.

Le directeur des bibliothèques municipales Mr Bazin sera présent à 19h ce jeudi 24 septembre à la bibliothèque du 4ème pour justifier cette décision. Le photographe, le réalisateur, les intervenants, et le public non averti seront également présents pour entendre ses arguments.

Peut-être expliquera-t-il dans le même temps pourquoi une projection autour de la question des couples mixtes avec l’association « les amoureux au ban public » a failli être annulée ce même jour à la médiathèque du 8ème arrondissement.

Contacts :

Bertrand Gaudillère : 06
Oldrich Navratil : 06
Claire Deverine : 06
Camille Salmon : 06

http://www.bm-lyon.fr/actualites/topo.htm

La rentrée, avec ou sans  papier ?

LES CHIFFRES ONT UN VISAGE
EXPOSITION/ DU15 SEPTEMBREAU17 OCTOBRE

Exposition de photographies de Bertrand Gaudillère du collectif item

En 2008 le gouvernement français procède à 29 796 ex-
pulsions de sans-papiers. Derrière ce chiffre, froid et
anonyme, il y a des gens. On parle de dossiers, de situa-
tions administratives, de procédures, de textes de lois…
jamais de personnes, de parcours, de familles ou de vies.

EN SUSPENSION
PROJECTION/ JEUDI24 SEPTEMBREÀ19H

Projection du film d’Oldrih Navratil, 26 min, en présence
du réalisateur.

Fuyant le conflit serbe, la famille Jakupi est arrivée en
France il y a maintenant huit ans. Huit années de dé-
marches administratives pour tenter de régulariser leur
situation et avoir le droit de travailler. Mais c’est aussi
une vie de famille riche et de nombreuses amitiés liées
au sein de leur quartier. Ce film raconte les raisons de
leur venue en France, la douleur d’un retour impossible
dans leur pays d’origine, ainsi que la vie de tous les jours.

AVEC OU SANS PAPIER ?

TABLE RONDE/ JEUDI24 SEPTEMBREÀ19H30

avec Claire Deverine,juriste au sein de l’association
Les Amoureux au Ban Public, Camille Salmon,de Ré-
seau Éducation Sans Frontière, Mouna Zeghloui, étu-
diante sans papier, Arcen Kholiyan, père de famille
sans papier.



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Zmâla, Le magazine des collectifs

infos Publié par : Bertrand Gaudillere   21/09/2009
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En 2003, suite à l’ouverture d’un espace « collectifs » à Visa pour l’image, naissait un projet de magazine regroupant les structures présentes sur l’évènement. Durant les trois premières années, c’est le collectif item qui orchestre la publication, puis c’est au tour du collectif Argos de gérer le projet les deux éditions suivantes.
A l’issue de ces cinq années naîtra une maison d’édition : Photographie et compagnie qui transforme l’essai en lançant une revue annuelle bénéficiant d’un vrai réseau de distribution.

Nous vous invitons à découvrir Zmâla, en vente dans toutes les bonnes librairies.
Vous êtes également conviés à son lancement le 28 septembre prochain à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.

Présentation :

S’organiser est plus que jamais nécessaire. Les photographes des collectifs le savent mieux que quiconque, eux qui chaque jour cherchent des stratégies de résistance pour continuer à exercer leur passion malgré un contexte économique difficile (comme le souligne la mise en redressement judiciaire de l’agence Gamma). Structures à géométrie variable – association, coopérative, société –, les collectifs permettent aux photographes d’être indépendants sans être seuls. Véritables laboratoires de la photographie contemporaine, en France comme dans de nombreux pays, ils explorent de nouvelles voies.

Parce que la curiosité est le plus beau des défauts, les photographes risquent leur vie et leurs finances à courir le monde à la recherche d’histoires à voir, à vivre et à raconter. Des histoires en images à publier dans les journaux ou sur le Web. Des photos à accrocher aux murs ou à projeter sur les écrans. Des photos à partager pour s’interroger et questionner le monde.

Avec In Public, aux États-Unis, vous revisiterez la Street Photography sous la plume avisée de Gilles Mora. Avec Sha-dô, au Japon, vous cheminerez entre poésie et reportage. Avec Est & Ost, vous explorerez le travail d’Andrei Pandele sur la Roumanie d’avant la chute du Mur.

Vous découvrirez aussi des reportages à Rio, à Madagascar et en Inde, des portraits en Afrique, des paysages au Pérou… Des retours sur des lieux déjà photographiés à Bucarest ou en Lorraine, véritables droits de suite qui permettent de voir et de comprendre. À chaque fois, il s’agit de véritables engagements photographiques, comme ce travail sur les militants du Réseau éducation sans frontières, en France. Parce que la résistance est plus que jamais d’actualité.

Collectifs présentés :

En France : Argos, Dolce Vita, item, Le bar Floréal, Le Carton, Libre Arbitre, Myop, Odessa, Riva Press, Signatures, Tendance Floue, Temps Machine, Transit.

À l’étranger : Active Stills (Israël), Documentography (Angleterre), Est&Ost (Hongrie et France), In-Public (États-Unis, Angleterre, Inde), Kameraphoto (Portugal), N+3 (Québec), ParisBerlin>Fotogroup (Allemagne et France), Ruido (Espagne), Sha-dô (Japon), Stigmat Photo (Québec), Sub (Argentine), Supay Fotos (Pérou), Terra Project (Italie).

Prix 19 €
160 pages couleurs, format 20 x 27 cm
bilingue français-anglais, publication annuelle

L’équipe :

Directrice de publication > Céline Pévrier
Rédacteur en chef > Éric Karsenty
Directeur artistique > Nicolas Pruvost
Iconographes > Isabelle Tirant
Secrétariat de rédaction > Carole Coen et Éric Karsenty
Photographe > Guillaume Collanges
Traductions anglais à français > Carole Coen
Traductions françaisà anglais > Sally Jukes

Contact :
zmalaphoto@gmail.com

Photographie & Compagnie est une maison d’édition indépendante dont l’objet est de promouvoir la photographie sous toutes ses formes. Zmâla est sa première réalisation. Photographieetcompagnie@gmail.com

Diffusion
Le comptoir des indépendants

Publié avec le concours de la région Ile-de-France
Zmâla a été imprimée sur les presses de l’imprimerie Edips, à Quétigny

(c) Photos : 1 : Christophe Agou / in public, 2 : Matt Stuart, 3 à 7 : Bertrand Gaudillère / item, 8 : Flore Aël Surun / Tendance Floue, 9 et 10 : Bar floréal.



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