| En Images | | Publié par : Bertrand Gaudillere 23/06/2009 |
Mascarade et mauvais goût pour certains, engagement pour d’autres, rassemblement festif ou acte de mémoire, la gay pride n’a pas le même sens pour tous ceux qui composent le cortège ou le regardent passer. Diverses significations pour un même événement, mais une seule revendication : l’égalité.
Car si la France fait partie de cette vingtaine de pays qui reconnaissent l’existence de l’homosexualité et des droits des personnes homosexuelles, en interdisant la discrimination ou en instaurant des partenariats ouverts aux personnes de même sexe, il n’en demeure pas moins que des inégalités « légales » subsistent.
Au regard des quatre vingt dix pays qui condamnent et interdisent l’homosexualité, la situation de la communauté LGBT française est confortable, mais est-ce pour autant qu’elle ne doit plus militer, se taire et accepter ?
Pour qu’aujourd’hui il soit possible de faire ces images dans les rues de Lyon, il a fallu des années de mobilisation !
Ils étaient 10 000 selon les organisateurs, 7000 selon la police à défiler ce samedi 20 juin 2009 avec pour mot d’ordre : Pour la Transidentité, contre la Transphobie !
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| En Images | | Publié par : Julien Brygo 21/04/2009 |
Guinée : un transition de plus ?
La presse européenne avait prévu le coup d’État. Sanglant et chaotique. Ce ne fut qu’« occupation d’une place vacante dans une situation de déliquescence généralisée de l’État et des institutions républicaines. L’armée n’a pas fait de coup d’État en Guinée », rétorque la junte militaro-civile sur de grandes bannières accrochées sur le Palais du Peuple, à Conakry.
Depuis la mort de son second président, le 23 décembre dernier, la Guinée, première colonie française d’Afrique noire à arracher son indépendance, en 1958, vit une période cruciale de sa jeune histoire. Une junte militaire, qui s’est depuis ouverte aux civils, a pris le pouvoir, sans effusion de sang, avec à sa tête un illustre inconnu, fils de paysan de Guinée forestière. Le capitaine Moussa Dadis Camara ne cesse de répéter ses intentions : « nettoyer le pays » (des trafiquants de drogue, des bandits économiques, des malfaiteurs en tous genres, des sociétés qui jouissent des largesses des dessous de table) et préparer des élections, fin 2009. Il a jadis promis de ne pas s’y présenter, mais, au vu de sa popularité, il se tâte (1). Avec ou sans Dadis comme candidat, elles seront forcément « libres et démocratiques »…
La Communauté internationale (encore elle) a condamné par principe le Coup d’État. Par « principe » ? C’est suivant cette même logique qu’elle a soutenu le régime de Lansana Conté pendant 24 ans et celui de Sékou Touré pendant de nombreuses années. En amorçant dans les années 70 la réconciliation diplomatique, il fallait cautionner le régime Touré et son funeste camp Boiro (près de 50 000 meurtres politiques). Mais les « principes » de la communauté internationale sont davantage régis par la logique économique. Au-delà de la simple prise du pouvoir par la force par le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la Communauté internationale, France en tête, cherche avant tout à s’indigner du blocage des dossiers économiques, comme l’appel d’offre du port de Conakry et de la re-négociation des contrats miniers. La corruption est également, évidemment, dans le collimateur des grands pays (qui en ont pourtant bénéficié à différents niveaux).
Pour le peuple guinéen, les problèmes sont concrets, au quotidien : coupures d’électricité, manque d’eau, chômage, corruption banalisée, contrôles abusifs des hommes en uniforme… Aux dires de beaucoup de Guinéens, « un vent nouveau souffle » depuis la prise de pouvoir par le CNDD, le 23 décembre 2008. Ce jeune pays vit une période capitale de son histoire. Une transition à l’issue de laquelle pourra éclore le meilleur… comme le pire.
C’est dans ce contexte que se tiennent dans tout le pays des « marches de soutien » au CNDD.
Je suis allé à Fria, ville-symbole des rapports franco-guinéens. Le groupe Pechiney y avait construit, juste avant le « non! » de Sékou Touré à la proposition de Communauté française du général de Gaulle, la première usine d’alumine en terre africaine. Aujourd’hui, l’usine est aux mains des Russes, dont les méthodes de management sont bien loin du paternalisme français. Entre les Friaka et les Russes, la tension est palpable. Dans cette ville-usine, le 2 mars dernier, plusieurs milliers de manifestants défileront : écoliers, ouvriers, sous-traitants, membres du club de karaté, femmes d’employés, chauffeurs de taxi… Toute la ville descendra pour soutenir le nouvel homme fort de la Guinée, que les habitants nomment d’ores et déjà « chef de l’État ».
J’ai voulu voir le « messie », comme tout le monde. C’est quelques jours plus tard, à l’université de Sonfonia, à Conakry, que j’ai vu ce nouveau « Moïse » de la Guinée, que certains comparent déjà à un Thomas Sankara. Lui cite Obama. Les vendeurs de badges et de T-shirts sont ravis.
Restaurer la dignité du peuple de Guinée : tel est le mot d’ordre du nouvel chef.
D’où, l’adhésion massive à ce militaire, qui représente pourtant tout ce que le peuple de Guinée déteste : les coups de force, les armes et l’uniforme.
Je laisse le dernier mot à Kamara Baldé Kourouma, syndicaliste à l’usine de Fria : « Les dégâts que le régime militaire de Conté a causés, il faut un militaire pour les démystifier. Certes le président parle beaucoup et rassure la population mais les Guinéens attendent des actes, en particulier pour restaurer l’autorité de l’État. Tout est lié : le pays ne peut pas avancer si le narco-trafic, la corruption ou le banditisme ne sont pas éradiqués. La bête noire de l’économie, c’est la corruption. Il faut s’y attaquer en bonne et due forme.»
Julien Brygo
1. Mi-avril, le capitaine Camara a semé le trouble en Guinée, en lançant aux partis politiques qu’il accuse de « s’acharner contre (les militaires comme lui) » : « S’ils ne mettent pas de l’eau dans leur vin, je vais ôter la tenue et me présenter aux élections contre eux ! »
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| En Images | | Publié par : Bertrand Gaudillere 27/02/2009 |
Des images ils en voient, parfois ils en font, rarement ils en parlent.
A la maternelle Painlevé de Lyon, dans la classe de grande section, le temps d’une classe à PAC (Projet Artistique et Culturel), ils en ont vu, en allant visiter l’exposition Depardon. Ils en ont parlé, en se demandant comment le photographe avait construit ses images. Et ils en ont fait, en apprenant ce qu’était un plan large, un plan moyen et un gros plan.
Ils ont entendu que l’image avait un sens, qu’elle était un langage, et qu’elle exprimait un point de vue. Ils ont aussi appris que l’image ne sortait pas de nulle part, ni d’une rose, ni d’un choux, mais était bien souvent l’œuvre d’un photographe.
Ça s’appelle l’éducation à l’image !
Certes, cela demande du temps, (un peu), de la motivation (beaucoup) et des moyens (suffisamment), mais à terme cela pourrait leur éviter de rester coi face à une information qu’ils ne sauraient comprendre, et peut être même d’envisager l’image ailleurs qu’à la simple fonction d’illustration !
De là à penser que ce soit nécessaire ou salvateur… On m’accuserait d’être juge et partie. Il n’empêche que l’on peut sérieusement se poser la question de savoir pourquoi ce type d’enseignement demeure confidentiel.
« Je suis inquiet de voir que l’on de donne pas aux enfants les moyens de décrypter les images qu’ils regardent, avec lesquelles ils jouent pourtant déjà bien mieux que nous au même âge. Je crains que devenues leurres, les images ne dissimulent la matérialité du monde, qui est sa forme de « vérité » si tant est que puisse exister une vérité » écrivait Christian Caujolle dans un « avertissement » qui ouvre le livre « circonstances particulières »
L’éducation à l’image, qu’elle s’inscrive dans le cadre scolaire, ou qu’elle en sorte, est un vecteur essentiel à la compréhension de l’iconographie actuelle et de ses enjeux : savoir comprendre, les représentions, les icônes et les clichés , savoir les distinguer, les lire et leur donner un sens.
Avoir ces quelques clefs ne permet certainement pas de s’ouvrir toutes grandes les portes de l’image, mais c’est un bon premier pas pour ne plus les subir puisqu’on ne peut les ignorer tant elles sont désormais un élément constitutif de notre environnement.
L’image est partout, c’est un poncif que de le dire, et pourtant on entretient la culture de l’ignorance à son égard. « Le monde en image est façonné selon les intérêts de ceux qui sont les propriétaires de la presse : l’industrie, la finance et les gouvernements » écrivait Gisèle Freund dans Photographie et Société, « c’est un puissant moyen de propagande et de manipulation » rappelait elle également. Voilà peut être pourquoi l’éducation à l’image au sein de l’école, malgré un discours mâtiné d’autant de bonnes intentions que les pavés de l’enfer, demeure-t-elle, l’apanage de bonnes volontés. Pour mettre en place leurs actions , ils devront savoir faire face à la vacuité des dispositifs de soutien tant d’un point de vue pédagogique que financier…même si une « actualité pédagogique » du ministère de l’éducation nationale datée de janvier 2009 rappelle que « L’éducation à l’image, au cinéma et à l’audiovisuel contribue à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences que chaque élève doit acquérir. Elle permet la maîtrise des langages. Elle participe à la culture humaniste. Elle favorise l’accès à des œuvres patrimoniales et contemporaines. Elle développe aussi l’autonomie et l’initiative des élèves »
Ça ne coûte rien de le dire, et.on imagine aisément que la suppression annoncée de onze mille postes dans l’éducation facilitera l’accès à cette culture humaniste dont il est question !
Éduquer à l’image demande des moyens et une volonté politique. Or aujourd’hui, sa pratique repose sur le volontarisme de quelques individus et non sur un projet global cohérent. La somme des actions menées ne concerne qu’un nombre restreint d’élèves alors qu’elles devraient en toucher la majorité.
Ce n’est pas brillant, mais on ne peut que saluer ces initiatives, les encourager, et parfois même les soutenir en nous mettant à leur service.
Images réalisées pendant une classe à PAC de la maternelle Painlevé à Lyon.
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| En Images | | Publié par : Julien Brygo 11/02/2009 |
Besson pousse à la dénonciation des passeurs par les sans-papiers.
« Le Monde » a déjà monté les guillotines…
C’est la première sortie du nouveau ministre de l’immigration et de l’identité nationale. Après avoir assuré que le nombre d’expulsés serait stable cette année – 27 000 -, Besson a signé une circulaire promettant des papiers à ceux qui dénoncent leur passeur. Une mesure « spectaculairement inefficace » pour France Terre d’Asile. Une « prime à la délation » pour SOS Racisme, l’officine bon teint du Parti socialiste, qui semble avoir découvert cette année qu’expulser 30 000 personnes par an est un acte d’une violence sournoise inouïe.
L’annonce des titres de séjour provisoires (six mois) fait suite à un voyage médiatique d’Éric Besson à Calais, où près de 700 candidats tentent de passer sous un camion vers la Grande-Bretagne. Dans ma ville de Dunkerque, entre 100 et 300 Afghans, Kurdes, Palestiniens, Iraniens et Érythréens ont quitté leur pays, le plus souvent à pied, pour espérer rejoindre la Grande-Bretagne, où la législation du travail et des papiers est plus souple. Ils ont payé des « passeurs » au départ (les sommes varient de 5 000 à 20 000 euros…) et attendent désespérément, certains depuis plusieurs années, que ceux-ci les escortent dans un camion et leur fasse passer la Manche.
Dans le Nord Pas-de-Calais, la grande majorité de ce que Besson appelle des « passeurs » sont en fait des candidats ou d’anciens candidats, mués en maillon de la filière par l’appât du gain après plusieurs mois, voire des années de végétation. Ils dorment dans les mêmes squats que les candidats, et à part un peu d’argent, un lecteur MP3 ou une position hiérarchique supérieure, ce ne sont pas eux, les vrais bandits internationaux planqués derrière les vitres teintées des Mercedes insolentes. Eux ne font qu’ouvrir les portes du camion, ou escorter des groupes de candidats pour quelques piécettes, avant de regagner les campements, régulièrement « nettoyés » par la Police aux Frontières. Ce sont eux qui finissent dans les geôles nordistes (une centaine actuellement), parfois dans les centres de rétention et en page « Justice » des journaux locaux.
À force de ne pas être questionnée, la propagande sarkozyste de lutte contre l’immigration clandestine a fini par faire l’unanimité. C’est Robert Solé, un « grand » journaliste, qui l’écrit, dans « Le Monde » du 6 février : « On leur demande en somme de livrer à la police les réseaux dont ils ont été, à la fois, les bénéficiaires et les victimes. Cela conduit SOS Racisme à … dénoncer « une prime à la délation ». Nous obligeant, du fait même, à dénoncer une faute de français : la délation est une dénonciation inspirée par la vengeance, la jalousie ou la cupidité. Rien de tel ici. L’initiative d’Éric Besson part d’une bonne intention. Les passeurs mériteraient d’être pendus haut et court. »
« Haut et court » ? La petite phrase est révélatrice. Alors osons l’impensable et osons écrire que « les passeurs » ne sont peut-être pas les êtres les plus méprisables au regard de ce drame quotidien que représente la vie clandestine. Osons écrire qu’ils ne sont peut-être pas les plus « pendables » mais qu’au nombre des êtres les plus méprisables et, pour le coup, bien plus responsables que ces quelques opportunistes appâtés par le gain, on pourrait inclure les dirigeants de la plupart des gouvernements occidentaux (ceux de 25 des 27 pays de l’UE engagés en Afghanistan) et ceux des institutions financières internationales qui, par leur volonté d’imposer partout les règles du libre-échange et du capitalisme financier – règles quelque peu ébranlées en ces temps de « crise », quoique justifiées urbi et orbi par les chiens de garde – poussent des millions de jeunes gens (Kurdes, Pachtouns, Iraniens, Palestiniens, Africains…) à quitter leur pays natal pour espérer sauver leur destin dans un pays démocratique, riche, et soi-disant égalitaire.
Il ne s’agit pas d’affirmer que les passeurs sont des êtres purs et insoupçonnables, dénués de responsabilité dans le calvaire que vivent les sans-papiers en France. Il s’agit simplement de dire qu’au lieu de désigner les « passeurs », une conséquence et non une cause de cette nécessité de fuir son pays, on pourrait au contraire désigner comme « responsables » les dirigeants des gouvernements de va-t-en-guerre qui, de l’Irak à l’Afghanistan, de la Palestine au Caucase, poussent chaque année des milliers de jeunes gens à devenir des « sans-papiers ». Ces mêmes « clandestins » sur lesquels la presse aime tant verser ses larmes compassionnelles. En Europe, les murs sont de plus en plus hauts tandis que la responsabilité, directe ou indirecte (en justice, le silence fait parfois foi de complicité) des gouvernements bellicistes d’Europe n’est jamais reliée avec la présence, sur les territoires européens, des victimes de ces conflits que l’Occident a engagés « pour la liberté et les droits de l’homme ».
En France, les victimes collatérales du conflit afghan ou irakien – les migrants qui ont réussi à quitter le pays et qui séjournent en France pour passer dans l’eldorado anglais – sont au mieux tolérés, mais le plus souvent sur-contrôlés, réprimés, humiliés, incarcérés, marqués au feutre rouge, voire gazés, comme l’ont affirmé plusieurs afghans début février au square Villemin, dans le Xème arrondissement de Paris .
On entend rarement les chiffres des victimes de la guerre en Afghanistan (1). En Afghanistan, quelques jours après la mort de dix soldats français dans la vallée d’Uzbeen, en août 2008, les forces françaises se sont vengées, en envoyant sur un village proche de l’« embuscade », quatre missiles Milan. Selon l’agence de presse indépendante afghane Pahjwok, plusieurs centaines de civils ont trouvé la mort durant ces représailles. En parlant de ces victimes civiles, le colonel Rumi Nielson-Green, porte-parole de la coalition dira : « Je ne suis pas certain qu’ils étaient directement impliqués dans l’attaque contre les Français. Ca n’a aucune importance. Ils étaient certainement au moins complices.» (2)
On pourrait également ajouter à cette liste de « passeurs de mensonges » les producteurs et animateurs de télévision par lesquels le mythe de l’Occident est quotidiennement requinqué, rénové et remis en scène par le biais des écrans du monde entier, auxquels ont accès les migrants avant de prendre la route. Dans l’espoir de prendre, eux aussi, leur part du gâteau et de toucher du bout des doigts l’«eldorado». À la question « qui sont les passeurs », on pourrait également répondre (sans toutefois avoir pu le prouver, car c’est l’omerta) : la corruption des douaniers, des agents de police et des camionneurs aux points de passage entre la France et la Grande-Bretagne, la Grèce et l’Italie, la Turquie et la Grèce… Les passages de la Manche se paient de 1000 à 5000 euros. Tous les candidats finissent par passer, disent les bénévoles humanitaires. Où va cet argent ?
On ne lira ni dans « Le Monde » ni ailleurs que « Sarkozy mérite d’être pendu haut et court » car ce dirigeant, comme d’autres (3) augmente continuellement son contingent de soldats auprès de la mission de l’armée américaine et de l’Otan en Afghanistan – plus de 4000 soldats français en janvier. Il contribue à détruire un pays fertile, riche, qui manque aujourd’hui cruellement de routes, d’écoles et de stabilité. Sarkozy, Aznar, Obama, Merkel, qui préfèrent les bombes aux manuels scolaires, participent de la fuite de milliers d’Afghans qui se retrouvent coincés dans les ports de Grèce, les faubourgs des villes de Hongrie, les dunes et les ports du nord de la France. C’est à eux qu’Éric Besson, nouveau – et fier – ministre de l’immigration et de l’identité nationale promet aujourd’hui « des papiers provisoires s’ils dénoncent leur passeur ».
Les victimes civiles pourront envoyer leurs feuilles de soin au « Monde ».
Julien Brygo
1.Entre 2006 et 2007, le nombre de victimes civiles des bombardements américains et de l’Otan a triplé, a dénoncé en septembre 2008 l’ONG Human Rights Watch. En 2007, près de 321 personnes (sur les 1633 victimes civiles de la guerre en Afghanistan) ont trouvé la mort lors de raids aériens contre 116 en 2006. En 2008, au moins 6 500 personnes avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit, a dénoncé Amnesty International, qui n’hésite pas à parler d’« homicides de civils » perpétrés par la coalition internationale.(http://www.unhcr.org/refworld/country,,AMNESTY,,AFG,4562d8cf2,4842722f0,0.html)
2. « Afghanistan : les morts de la vallée d’Uzbeen », « Le Nouvel Observateur », 28 août 2008.
3. L’ISAF compte 50 000 soldats, déployés par 37 pays. 25 des 27 pays de l’Union européenne sont présents en Afghanistan. 36 000 soldats américains sont présents en Afghanistan et leur nombre est appelé à augmenter sensiblement cette année, par la volonté du nouveau président américain.
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 06/02/2009 |
13 morts et 60 blessés israéliens, 1330 morts et 5450 blessés palestiniens plus tard, après seulement 22 jours qu’a duré l’opération Plomb Durci (du 27 décembre 2008 au 14 janvier 2009), on se retrouve « presque » exactement au même point. Les rancœurs à l’égard Israël se sont transformées soit en dégoût de ce gouvernement va-t’en-guerre, ou pire en haines s’enkystant au plus profond de l’âme et du cœur de millions de personnes de part le monde. Cette haine étant même dirigée vers les israéliens eux-mêmes qui ont soutenu à plus de 90% cette opération.
Israël a dépassé des limites qui semblaient déjà depuis longtemps aux frontières de l’inacceptable. Israël semble perdre la guerre la plus importante auprès d’une majorité de gens dans le monde : la guerre idéologique.
Pendant cette période, je travaillais au Liban. Je suis allé au cœur des manifestations organisées par le Hezbollah, ce parti libanais islamique, dans la banlieue sud de Beyrouth, dévastée par Tsahal à l’été 2006. L’objectif de la guerre de 2006 était de détruire le Hezbollah. Or on sait qu’il en est ressorti beaucoup plus fort politiquement. L’une des erreurs des décideurs israéliens en frappant si violemment et si inhumainement des zones habitées par des civils en pensant toucher profondément ce parti, voire le détruire, résidait de toute évidence dans la méconnaissance de la nature même de ce mouvement. Ou bien le cynisme le plus froid était aux commandes et je ne comprends alors honnêtement plus les objectifs recherchés pour la soi-disant sécurité d’Israël. Et il semblerait que les mêmes erreurs d’analyse se soient reproduites concernant la guerre contre le Hamas. Ce sont des mouvements islamiques profondément populaires, qualifiés de Résistance (c’est aussi une question subjective de point de vue) par leurs propres peuples au-delà même de toutes les critiques légitimes ou non que ces organisations suscitent au sein de la population. S’attaquer au Hezbollah, c’est s’attaquer à des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Bien sûr il y a un leadership politique, religieux, militaire et idéologique très puissant, incarné par Hassan Nasrallah (mais il n’est pas seul !), néanmoins je pense qu’il est faux et illusoire de penser qu’en ayant recours à la seule force disproportionnée des armes de Tsahal, ce mouvement en viendrait à disparaître, et par là-même ce risque pour la sécurité d’Israël. Afin de mieux illustrer et éventuellement comprendre ce phénomène : le Liban est un petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, le Hezbollah a déjà été capable de mobiliser entre 500000 et 1 million de personnes dans les rues ! Que représente à côté la marche sur Washington de 600000 personnes pour les Civil Rights Movements sur une population totale proche alors des 200 millions d’habitants ?!… Cela donne une échelle de ce que représente le Hezbollah au Liban.
J’ai été très impressionné par ces protestations massives, certes orchestrées magistralement, mais réellement populaires dans toutes les acceptions du terme. Il y avait autant de femmes que d’hommes, de tous âges. Le Hezbollah a autant de visages que ces foules en ont. A travers ces photographies, je voudrais montrer son essence profondément populaire et tansgénérationnelle. On ne peut le réduire à une masse fanatisée dénuée de tout jugement critique quelle que soit sa très forte empreinte idéologique. Je vous le garantis, cette guerre de 22 jours, donc encore une fois le choix de la violence, a encore renforcé le Parti de Dieu…
Texte et photos : Franck Boutonnet
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 03/02/2009 |
Cuba donne ce sentiment troublant de voyager dans le temps. Les gens, les attitudes, les paysages, semblent définitivement figés à une époque pour nous révolue, reléguée au mieux dans les livres d’histoire, au pire dans la mémoire d’Anciens qu’on ne prend plus le temps d’écouter.
Cuba a fêté les 50 ans de la Révolution. Le 1er janvier 1959, Fidel Castro et Ernesto «Che » Guevara renversaient la dictature de Batista et inauguraient 50 années synonymes de règne castriste absolu, d’une dictature communiste restreignant des libertés fondamentales : liberté d’expression, liberté d’association syndicale et politique, liberté de voyager, …. Mais aussi 50 ans d’un régime qui a appliqué un certain nombre de programmes socialistes dans de nombreux domaines : éducation, santé, formation, avec de réels progrès, parfois fulgurants à l’échelle de quelques décennies.
A travers ces polaroids j’ai choisi de montrer un Cuba intemporel, pour le meilleur ou pour le pire, à chacun de choisir, comme des fragments d’une histoire ancienne et actuelle, d’un imaginaire commun mais réaliste.
Texte et photos : Franck Boutonnet
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| En Images | | Publié par : Franck Boutonnet 03/02/2009 |
En 2007, dans le cadre du projet collectif « Etre Homo », je rencontrai Edwin et Robert, parents de deux magnifiques enfants nés en 2006. Je passai quelques jours avec eux à Paris afin de documenter leur vie quotidienne de parents.
De cette rencontre, forte, est née l’envie de continuer de documenter leur histoire familiale. L’idée est simple : suivre le plus longtemps possible cette vie familiale en m’immergeant régulièrement dans leur quotidien. Pourquoi ? Et bien avant tout pour les enfants, qu’ils puissent, quand ils auront l’âge de le faire, comprendre d’où ils viennent, et puis montrer tout l’amour qu’ils reçoivent. Il y a un adage américain qui dit : « Love makes a family », j’y souscris et souhaite le partager à travers ces images.
En tant que photographe, s’engager dans un tel projet est excitant : se donner les moyens de prendre le temps, de s’engager sur le très long terme, d’approfondir des relations humaines qui se mettent en place à leur rythme, bref se détacher des contingences habituelles inhérentes au travail de photographe que l’on nous impose mais que nous acceptons également !
Texte et photos : Franck Boutonnet
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| En Images | | Publié par : Bertrand Gaudillere 01/02/2009 |
La semaine dernière j’ai vu Parc, un film de Arnaud Despallières.
Je l’ai vu en plein après midi, un jour de semaine. Ça rajoute toujours un peu au plaisir. Un petit goût de privilège…
En 2006 j’avais passé quelques jours sur le plateau pour faire des images. Était-ce là aussi un privilège ?
Parc : Un film de : Arnaud Despallières
Production : Les Films d’Ici
Avec : Jean-Marc Barr, Sergi Lopez, Géraldine Chaplin, Delphine Chuillot, Paola Comis, Laurent Delbecque, Jean-Pierre Kalfon, Nathalie Richard, Lazlo Szabo…
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| En Images | | Publié par : Bertrand Gaudillere 30/01/2009 |
Jeudi 29 janvier. Plusieurs millions de Français, du secteur public comme du secteur privé, battent le pavé dans la France entière. Les slogans répondent aux attaques sémantiques du Président et de ses sbires : la grève, aujourd’hui « personne ne s’en aperçoit » (Sarkozy, 07/2008), et c’est un moyen « pas adapté » pour se faire entendre. Les Français feraient mieux de se « se serrer les coudes » plutôt que de « descendre dans la rue avec les mêmes slogans » (Eric Woerth, 27/01)).
C’est cette petite phrase qui m’a donné envie de retourner voir les gars de Sud-Rail, les « irresponsables », comme le président les a nommés début janvier. Accusés d’avoir « bloqué » la gare Saint-Lazare et privé près de 500 000 voyageurs de leur moyen de transport le 13 janvier, ce syndicat microscopique (3,8 % aux Prud’homales) se fait matraquer par les médias : « terroristes », « anarcho-syndicalistes », meneurs de « guérilla » (« La Croix ») aux méthodes « choquantes » (Jean-Marie Colombani)… poussent Le Figaro dans ses retranchements, lequel hurle à « l’escroquerie » et barre sa une de cette «enquête» : « Comment Sud déstabilise la SNCF » (15/01).
Quand on sait que, selon la SNCF elle-même, le nombre de jour de grève par cheminot baisse d’année en année (2,3 jour chômé en 2003, 1,4 en 2005 et 0,5 durant les neuf premiers mois de 2008) et que seulement 2 % des retards et arrêts du trafic sont imputables aux débrayages, on a effectivement envie de hurler à l’« escroquerie » intellectuelle des chiens de garde du système. Pas besoin de lire Le Figaro pour s’en convaincre.
En ce mercredi 28 janvier, Item a donc pris son micro, enfilé sa doudoune et pris le train pour Saint-Lazare. En face de la gare, une équipe de M6 et une autre de Itélé récoltent les bons mots de quelques usagers, dont on peut deviner qu’ils en avaient déjà « marre » d’être « pris en otage ». Le premier quotidien de France, Ouest-France, barre déjà sa une de ce titre nuancé : « Demain, journée de grèves et de galère ».
Philippe Guiter, un des « irresponsables » de Sud-Rail, nous accueille avec joie. Il embraye très vite sur le traitement médiatique « effarant » de la journée de grève du lendemain. Son discours dépasse largement celui des « intérêts » des cheminots. C’est aujourd’hui toute la fonction publique qui est menacée par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), un plan social du gouvernement Fillon, où plus de 30 000 suppressions de poste sont à l’ordre du jour. Dans le privé, on voit passer les milliards, tandis que les salaires baissent et que les horaires s’allongent.
Ce travail est un travail collectif, sonore et visuel, basé sur la volonté commune de témoigner de ces mouvements de révoltes sociales massifs. Il témoigne également de la volonté de s’inclure dans les luttes sociales qui sont menées dans ce pays.
Julien Brygo
Dans le montage sonore :
Eric Woerth, ministre du budget (France Inter, 27 janvier)
Philippe Guiter, délégué Sud-Rail (gare Saint-Lazare, 28 janvier)
Nicolas Sarkozy (conference de presse, 13 janvier)
Montage : Julien Brygo
Photos : Bertrand Gaudillère, Franck Boutonnet, Romain Etienne, Julien Brygo
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| infos | | Publié par : Bertrand Gaudillere 10/01/2009 |
Lundi 12 janvier, sortie du calendrier RESF 2009 au prix de 8 euros.
Retrouver toutes les infos concernant la vente sur le site RESF.
Conférence de presse le mercredi 14 janvier à la mairie du 1er arrondissement de Lyon à 12 h 30 en présence des membres du réseau à l’initiative du projet et de Bertrand Gaudillère, photographe du collectif item qui a réalisé les douze photos du calendrier (ci dessus) et cédé les droits sur ces dernières.
L’intégralité des bénéfices financera les différentes actions menées par le réseau pour la défense des droits des sans papiers.
L’acheter,c’est affirmer votre soutien au réseau et redire votre indignation face à la politique toujours plus inhumaine du ministère de l’immigration et de l’identité nationale !
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Prise de son : Bertrand Gaudillère
Musique : Dodkedre
Montage : Christina Firmino
Durée : 4’14
Être photographe, photojournaliste, c’est témoigner en images de situations inscrites dans le réel. Encore faut-il que ces situations soient « photographiques » ou « photographiables ».
Au cours du reportage sur les sans papiers que je réalise actuellement, j’ai parfois été confronté à des situations qui ne me permettaient pas de faire des images. Soit parce que les personnes ne voulaient pas être photographiées, soit parce qu’en les photographiant je les mettais en danger, soit parce que la seule manière de les photographier aurait été de faire un portrait, hors cela ne me semblait pas souvent pertinent.
En revanche, j’ai toujours été interpellé par ce qu’ils étaient capables de raconter d’eux, de leur parcours, de leur passé… toute une matière qui échappait à l’image.
La photographie s’inscrit dans le champs du présent, c’est un instant arrêté, avec un avant, un après et un hors champs insaisissable.
C’est pour aborder ce hors champs que j’ai voulu commencer un travail de témoignage par le son. Lors des réunions du collectif jeunes majeurs RESF (Réseau Education Sans Frontières) de Lyon la parole est libre, souvent belle, et toujours vraie.
J’avais envie de les écouter, de faire entendre leurs voix pour sensibiliser et faire comprendre leur réalité.
« Sol Majeur » est l’introduction à une série de rencontres, qui viendront compléter mon approche photographique concernant la question des sans papiers, du Réseau Education Sans Frontières et plus particulièrement du collectif jeunes majeurs.
Aujourd’hui, Kevin raconte son voyage au Congo Brazaville où il est allé rendre visite à Ulrich, expulsé en juillet dernier.
Ce travail est réalisé avec la précieuse et indispensable collaboration de Christina Firmino.
Bertrand Gaudillère sol-majeur
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| En Images | | Publié par : Bertrand Gaudillere 19/11/2008 |
Pas facile de mettre en image le malaise des enseignants qui revêt de multiples formes et qui connaît de multiples causes !
Coupe franche dans les budgets, suppression de postes, disparition de sections spécialisées, mise en place hâtive de réformes mal pensées, rupture du dialogue avec le gouvernement… mépris de leur fonction dans le discours politique…
Leur charge de travail se multiplie. Sur le terrain, ils ne sont pas qu’enseignants, on leur fait endosser trop souvent le rôle d’assistants sociaux, celui d’éducateurs ou de médiateurs.
Ils enseignent, ils assistent, ils soutiennent, ils comprennent, écoutent, entendent, informent…
C’est cette idée de multiplicité que j’avais envie d’évoquer avec mes images. Rappeler le rôle essentiel et complexe qu’ils assument (presque) tous !
« Ils », ici, ce sont des instits de maternelles, photographiés lors d’un atelier autour de la lumière à travers un prisme. Un petit prisme, jeu d’enfant pour comprendre la diffraction.
Demain, jeudi 20 novembre 2008, ils seront en grève pour rappeler leur attachement à l’école publique et ses valeurs… sans lesquelles je ne serai probablement pas photographe aujourd’hui !
Bertrand Gaudillère
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| RESF | | Publié par : Bertrand Gaudillere 05/11/2008 |
Dans le cadre d’un travail débuté il y a une dizaine de mois autour de RESF (Réseau Education Sans Frontières), je suis allé faire des images à Vichy à l’occasion de la manifestation organisée en réponse au sommet Européen de l’intégration réunit par Hortefeux (ce lundi 3 novembre 2008)
Sur la route pour y aller j’écoute la radio, curieux de savoir comment les choses vont être présentées. Pas un mot ! On parle des élections américaines, de la grand mère africaine d’Obama, de son village qui désormais peut se targuer d’avoir une route goudronnée. On parle aussi des suites de la crise financière et des sournoises banques françaises renflouées qui refusent trop souvent le crédit aux entreprises. Et puis il y a les inondations, les résultats sportifs (ils sont nombreux), et ce déchirant fait divers où une femme après s’être fait amputer des deux bras (ou d’un seul ça dépend de la station écoutée) a fini par mourir des suites de ses blessures infligées par des chiens. On nous dit aussi que la police mène l’enquête pour déterminer si les chiens capturés sont bien les responsables du drame, mais rien sur Vichy, pas même une pastille ! Quant au résultat de l’enquête…
Bien sûr qu’une conférence réunissant les vingt sept ministres européens de l’immigration à Vichy ne nécessitait pas de faire débat, pas même un quelconque commentaire, aussi laconique fut-il, mais peut être une simple annonce. Les faits, simplement les faits. Objectifs, froids, distanciés comme se doit de le faire tout bon journaliste : Vichy, l’immigration, une conférence, vingt sept ministres, douze compagnies de CRS, trois hélicoptères de surveillance, les abords du palais des congrès déclarés zone de haute sécurité… une ville qui sort enfin de l’ostracisme !
Arrivé sur place, la ville est sous bonne surveillance, je me sens en sécurité, je vais pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Fin de la plaisanterie.
La manif est prévue à dix huit heures au départ de Cusset à quelques kilomètres du centre. A l’heure dite, certains cars de manifestants ne sont toujours pas arrivés, ils ont été contrôlés à leurs départs sur ordre du procureur. Certains arriveront, d’autres non.
Lorsque le cortège se met en route, il regroupe environ trois mille participants unis sous un même mot d’ordre, « pour une Europe des droits de l’homme ».
Le message est clair, ceux qui ont fait le déplacement sont là pour affirmer leur refus des politiques actuelles d’immigration et s’indigner du choix de cette ville comme lieu de débat de ces problématiques. Les parallèles avec une histoire pas si lointaine sont faciles et alimentent largement les conversations, soulignant que l’époque n’est pas la même , mais les méthodes similaires !
Pour mettre en exergue ce discours, dans l’après-midi, Xavier Renou du collectif « désobéissants » en tenue de déporté avec une étoile rouge « étranger » menait une action symbolique et médiatique en faisant face aux CRS qui finiront par l’embarquer.
Le lendemain, ce sont principalement des images de cette action qui illustreront cette journée, et les commentaires seront essentiellement relatifs aux débordements dûs à une centaine d’énervés qui trouveront en face d’eux des représentants des forces de l’ordre, non moins énervés qui n’hésiteront pas à jouer de leur lacrymo sur l’ensemble des manifestants.
Il sera titré : « Vichy, des manifestants dérapent », « immigration, une manifestation dégénère à Vichy », « sommet de l’immigration à Vichy, des manifestants interpellés », mais rien sur les réelles questions de fond… sur la remise en question par nombre grandissant de la politique répressive et liberticide mené par Hortefeux, sur le combat qu’ils mènent pour affirmer que tout cela ne se fera pas dans l’indifférence générale, ni sur le fait que la contestation est nécessaire et salvatrice lorsque les droits de l’homme sont foulés aux pieds comme ils le sont trop souvent aujourd’hui.
Bertrand Gaudillère
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| En Images | | Publié par : Romain Etienne 22/10/2008 |
Le 11 octobre dernier se tenait au Zénith de Montpellier un concert de soutien au collectif « Les amoureux au ban public ».
Un évènement lié à la campagne pour le droit des couples mixtes à vivre en famille sur le territoire français.
Plus d’informations sur: « les amoureux au ban public »
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